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SURNOM

Aujourd’hui dans mon sac il y a un putter, deux wedges, six fers, 2 hybrides et le bois5.
Douze clubs.
J’ai droit à quatorze selon les règles mais il manque Le Driver, donc il n’en manque qu’un.
Un de mes nombreux défauts c’est d’être perfectionniste, heureusement dans le golf si c’est maîtrisé cela peut devenir un avantage.
En conséquence je me remets très souvent en question, ma réflexion ne cesse jamais je crois.
Euh non, j’en suis sur en fait.
Dans mon sac, il y a quelques clubs qui pourraient avoir des surnoms car j’ai avec chacun d’eux là une petite histoire, un petit coup ou deux qui m’a marqué, j’y suis donc attaché d’une certaine manière.
Aujourd’hui je compte plutôt ceux avec lesquels je n’ai pas encore un « attachement » cela va plus vite.
Mais c’était avant l’opération en chirurgie reconstructive donc j’ai hâte de faire le petit coup qui me marquera avec eux aussi maintenant.
Ce soir je rumine déjà mon sac dans le futur.
Les têtes et les shafts des fers courts et des fers longs en particulier car je sens qu’ils seront différents.
Et le quatorzième club.
Et le driver.
Les seuls que je ne vois pas bouger aujourd’hui sont les wedges et le putter.
Ceux là sont fixés. Définitivement. Je ne me vois pas y toucher avant que je n’aille au bout de leurs limites et je sais que ça va prendre du temps, ils ne m’ont pas encore dévoilés toutes leurs capacités, du moins je n’ai pas encore la capacité d’exprimer tout leur potentiel, loin de là.
Voila c’est ça le mot qui me trottait dans la tête sans que je m’en aperçoive.
Le potentiel d’un club.
Quand un club a été « fait » pour vous, il reste ensuite une seule chose à faire : lui faire exprimer TOUT son potentiel.
Tous les clubs du sac ont été rétro-fittés et je ne parle que de trois clubs que j’estime « finis »
Mais qu’il n’y ait pas de malentendu, le travail a été parfait et le Doc est allé au maximum de ce qu’il y avait à faire dans l’état actuel des choses. Il a eu l’intelligence en plus de ne pas me faire brûler des étapes essentielles dans mon évolution de golfeur et je lui en suis très reconnaissant.
J’entends par là, me laisser me « trouver » à mon rythme.
Oui parce que soyons lucides, je suis loin mais alors très loin d’avoir terminé cette recherche de mon « moi golfique » si je puis me permettre le terme.
Je pense qu’il sait ce qui dans un avenir plus ou moins proche va me convenir mais c’est à moi de le découvrir, pas à lui de me le dire.
Je le sais, j’ai essayé il n’y a pas longtemps de provoquer des réponses sur des questions « nocturnes » et futuristes et il m’a fort pédagogiquement remis à ma place.
Je sais qu’il y aura du travail sur les fers, les courts en premier. En effet, ils sont aujourd’hui plutôt bien maîtrisés, du moins assez pour que je puisse exprimer une demande disons…relativement recevable.
Pour les longs, c’est autre chose car ils ont subi une grosse transformation de fond et je dois maintenant travailler sérieusement sur le terrain pour exprimer leur potentiel avant d’envisager une modification, au niveau de la tête du club à mon avis. Mais pas avant d’avoir pu démontrer que je les maîtrisais totalement dans leur forme actuelle.
Et ça, ça peut prendre un temps certain qui ne dépend que de moi.
Pour les hybrides, il y a là un cas de conscience.
En effet, je les aime beaucoup mais cet attachement peut jouer contre moi dans quelques temps car ils ont une position spéciale et stratégique dans mon sac. Or l’arrivée du driver va modifier leur rôle actuel et sans doute obliger un changement.
lequel, nous allons y travailler.
C’est pour cela que le choix du quatorzième club est délicat.
Sur les douze existants, certains peuvent encore disparaître à l’avenir.
Ils n’iront pas à la casse ça c’est certain mais ne seront plus dans la future équipe première.
Par contre leur rôle pour mon mental restera primordial, ce sont des clubs pour retrouver la confiance si jamais elle venait à me faire défaut un jour.
À bien y réfléchir, il y a en fait deux types de club pour un même joueur.
Ceux qui sont exigeants et ne te donnent un bon « rendu » que si tu bien au meilleur de ta forme aussi bien physique que mentale et ceux qui sont, toujours faits pour toi, mais plus confortables à jouer, plus compréhensifs.
J’ai actuellement ces deux types de club dans mon sac, mélangés…
Et c’est normal pour un débutant.
On ne découvre ses points forts que petit à petit.
Je crois que dans quelque temps j’aurais bien plus que quatorze clubs en fait.
En fonction de la forme du moment, du mental, je pourrais ainsi me faire l’équipe qui me conviendra le mieux.
Mais bon, on n’en est pas encore là.

Donc demain matin, au practice !

En plus j’ai une tenue d’hiver à tester…

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2 commentaires

  1. Etonnant cette conscience de la recherche du “moi golfique” après seulement 3 ou 4 de contamination …

Ne jamais hésiter à commenter :)