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4 SINGES EN HIVER

Cela faisait quelques jours qu’on en parlait dans un forum de gentlemen…
Faire un parcours en hiver.
Le choix s’est porté sur le golf National dans les Yvelines.
Rien que ça.
Encore un golf que je ne connais pas. Enfin un golf, il y en a trois là bas, l’albatros pour les grands, l’aigle pour tout le monde et l’oiselet,un neuf trous.
Jusqu’à la veille, je pensais que sur ce golf il n’y avait pas de neige.
Sans doute ai-je rêvé à un micro climat, je n’en sais rien, mais à l’arrivée j’étais bien réveillé.
Température inférieure à zéro, bien inférieure même et de la neige, partout mais bien partout…
Nous devions être un certain nombre, nous sommes à l’arrivée un nombre certain, deux, Fred et moi.
Mais ne soyons point mauvaise langue, deux autre compères nous ont retrouvés, un couple charmant, Bruno et Marie Laure.
Nous voici donc tous les quatre au practice, givrés dans tous les sens du terme et heureux de l’être…
Bien sur l’hiver est source de déconvenues, surtout pour les amateurs de distance.
En effet, les as de la physique vous expliqueraient cela bien mieux que moi mais pour faire simple, l’air froid n’est pas très porteur et les balles vont bien moins loin qu’habituellement…
Pas grave, on se met sur le coté et on s’amuse avec les wedges à sortir les balles de la neige.
Cette eau en poudre, de par sa non couleur, (les peintres vous expliqueraient cela mieux que moi) cache le sol sur lequel habituellement la baballe se repose avant qu’on tape dessus pour des raisons qu’elle ignore d’ailleurs. Impossible donc de savoir si il y a beaucoup ou peu d’espace entre le sol quelque peu durci (faites une gratte, vous allez de suite comprendre de quoi je parle) et la baballe, givrée, elle aussi. Croyez moi cela perturbe un peu de faire un coup de wedge sur une balle qui repose à 3cm au dessus du sol…
Fred prend des photos, tant pis pour nous…
Après donc ces quelques envois dans l’air frais de la fin de matinée, on décide sur un coup de tête, ça réchauffe, de se faire sans peur l’oiselet qui ressemble à ça…


Même pas peur, en avant !

Il faut que je vous dise, on a bien fait.

Dans le cas contraire je n’aurai pas eu le plaisir de fabriquer de petits monticules de neige pour faire des tees de départ, oui j’ai essayé d’en planter un vrai, j’ai vite compris qu’il fallait envisager une autre solution : regarder comment font les autres…Fred en particulier…
Bruno et sa chère et tendre nous ont fait un adorable shopping et posent sur des tees d’hiver, ça existe, de merveilleuses balles d’un rose ultra flashy et très tendance, la maison ne recule devant rien.
Quand à moi, il me restait de mon premier achat de balles de ma période débutant en semaine 1 quelques balles jaunes bien discrètes aussi mais à l’époque j’en étais très content car c’était bien plus facile à retrouver en foret ou dans le rough…
Bon je n’avais pas compris à l’époque que le jaune et les feuilles mortes vont très bien ensemble mais c’est une autre histoire.
N’apprenez jamais le golf en automne…
Bref revenons à nos moutons et aux joies du golf sous la neige.
Deuxième joie, la réverbération, très pratique quand on ne veut pas savoir où tombe la balle.
Troisième et non des moindres, le putting.
Ne cherchez pas à putter sur la neige, ça ralentit la neige, beaucoup même…Utilisez la technique du « puttpitch » que Bruno manie à merveille, mais il triche car il vise le poteau pour que la balle tombe dans le trou, assommée…La pauvre…
Il l’a quand même fait deux fois en neuf trous et ça aussi ça perturbe !
Marie Laure, d’une patience à toute epreuve tout au long du parcours, a poussé ma gentillesse inconsciente à marcher sur un obstacle d’eau pour récuperer une balle qui n’avait pas compris que la piscine extérieure ferme en hiver, finalement c’était solide, je ne l’aurai pas cru…
Fred n’était pas en reste, la neige ne l’a absolument pas dérangé pour jouer et envoyez quelques superbes balles sur le fairway, facile à reconnaître, c’est la zone blanche plus plate au milieu des zones blanches moins plates…
Mais aussi faire des photos et vous en verrez quelques unes à la fin.
J’ai dis à la fin alors on finit de lire !
Non mais…
Quand à moi j’ai eu la joie de faire un par sur un par3 en jouant le fer9 au départ, le fer9 en approche et le fer……9 au putting.
Il y a des jours on se demande bien pourquoi on s’encombre de 14 clubs…
Par contre jouer dans la neige est assez amusant au niveau sensation, le club traverse…du coton pourrait on dire, intéressant.
En outre (j’ai toujours voulu le placer dans un texte “en outre”, mon rêve est exaucé), pédagogiquement c’est très utile car la trace laissée par le passage du club est nette, je conseille donc de commencer le golf en hiver et de préférence dans les alpes !
Toujours est il que la neige a un pouvoir notoire sur les muscles, en particulier sur les zygomatiques ! Je crois qu’il n’y a pas eu un trou sans une crise de rire !
Deuxième conseil et conclusion, l’hiver si vous n’avez pas le moral, allez jouer au golf !

Allez quelques images…

On les voit bien les balles hein?

Mais si il y a une balle dans la neige…

Je ne vous cache pas que ce green là n’était pas très roulant…

Chut! j’écoute si la glace craque…

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2 Comments

  1. Bravo les gars!!! (et Gutty aussi bien sur!!) Un seul regret : ne pas avoir eu le plaisir de vous accompagner (mais un peu froid pour moi…). Merci IDV pour cet article et les photos qui vont avec, en espérant avoir le plaisir de partager un parcours avec toi (et d’autres) mais sur herbe seulement… Amicalement
    Paul

  2. Moi je peux dire … j’y étais !!!
    Un grand et bon souvenir. Comme tu dis : Pas le moral en hiver ? … Allez au golf !!!!

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