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UN CHEMIN DE “CROIX”…

Vous savez comment gérer la pression ?
Vous savez comment gérer un mauvais trou avec des coups dedans que vous auriez préféré que vos camarades de jeu soient aveugles ?
Non,
Moi non plus…
Mais j’ai eu la chance de le vivre à Rebetz pour mon premier parcours entier avec greens d’été.
Je dis la chance maintenant car on n’apprend que de ses erreurs comme dit le sage mais Dimanche 25 janvier au matin et jusqu’à trois heure de l’après-midi, le sage m’aurait sorti ça, il prenait mon fer 7 in the tronche direct…
Un chemin de croix dans tous les sens du terme.
Départs topés avec une balle qui s’enfonce 5cm après le tee.
Des push-slice ras de terre.
Trois coups pour faire 100m.
Swing perdu, et quand je le retrouvais, ce n’était que pour le reperdre aussi vite.
Conséquences, totale maîtrise du vol de l’hybride en pleine saison migratoire, quelques jurons entre les dents plus audibles que le brame d’un cerf, de bons moments immobiles à essayer de comprendre alors que j’étais incapable de réfléchir.
La totale.
Je me connais un peu maintenant, heureusement d’ailleurs sinon ce serait ennuyeux, je travaille sous pression, j’aime cet état mais je vous assure que le golf et la pression ne sont pas compatibles, mais alors pas du tout…
Le seul point positif dans mon jeu fut le jeu court, et encore, j’ai stoppé un par3 après deux noyades, puis un par 4 avec 8 coups en étant toujours pas sur le green…
La totale donc, je me suis fait le packaging complet en une seule fois, voila comme ça c’est fait !
Mais il y a eu une éclaircie, deux mêmes, enfin la deuxième c’est grand soleil mais je vais y venir.
J’ai fini par réussir à me calmer, vers le 16 mais mieux vaut tard que jamais, en me disant plusieurs fois dans ma tête « détends tes bras ».
Juste me détendre, juste faire partir cette tension énorme qui me crispait la rotation du corps et me brisait la souplesse dans les avant-bras.
Je l’ai déjà dis, je suis un perfectionniste souvent insatisfait, tant mieux car cela me fait travailler plus mais tant pis quand un ratage monstrueux me brise le mental pendant les deux tiers d’un parcours.
Mais quand je dis de la chance plus haut, ce n’est pas masochisme, pas du tout.
C’est que pour battre un ennemi, il faut au moins se retrouver confronté à lui.
Et là, je l’ai eu droit dans les yeux, il ne m’a pas lâché et m’a laminé direct sans aucun round d’observation, K.O d’entrée de jeu au trou 4 et impossible de se relever complètement avant le 16, et à 5 joueurs ça fait long avant de voir le jour.
Donc tout ça pour dire que je vous souhaite de vivre cela si ce n’est pas déjà fait.
Ne cherchez pas à le provoquer non plus, il arrivera sans prévenir, l’ennemi est taquin.
Je ne le dis pas par méchanceté mais maintenant, je sais à quoi il ressemble et de quoi il se nourrit…de mes nerfs…
La prochaine fois, il n’aura rien à bouffer…
La deuxième éclaircie, alias grand soleil, ce sont mes compagnons de jeu.
À aucun moment ils n’ont fait preuve d’impatience (ou alors je ne me suis rendu compte de rien…), à aucun moment ils ne se sont arrêtés de m’encourager, ils n’ont jamais manqué de saluer un rare coup moins pire que les autres, une empathie qui m’a touché profondément.
Oui je me doute bien qu’ils ont du avoir du mal à se rendre compte que j’étais touché car j’ai eu, pendant quelques trous, une tendance à imiter la conversation d’un mur de bêton un lundi soir au fin fond du Caucase.
Voila pourquoi je voulais l’écrire ici et les remercier du fond du cœur, sans eux j’aurai sans doute abandonné le parcours je pense et je n’aurai jamais pris la peine de chercher de solution à ce mini-dramelet golfique.
Non, j’aurai fini par me trouver des excuses et je n’aurai pas cherché à progresser de façon constructive dans ma réflexion.
Alors, à vous quatre, un grand merci pour m’avoir montré une nouvelle raison d’aimer le golf…

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3 Comments

  1. Une bien dure épreuve dans la vie d’un golfeur que le “très mauvais jours”, il n’y a pas de baguette magique, c’est déjà arrivé et ça arrivera encore à des milliers de golfeurs… Quand ça se produit il faut essayer de retrouver quelques valeurs refuges comme un hybride ou un fer ouvert pour essayer de se vider la tête…

  2. L’apprentissage du golf est un long chemin (de croix parfois, effectivement …)
    Quand le golf n’est paslà, savoir apprécier tout le reste, c’est déjà énorme !!! 😉

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