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ON NE VA PAS EN FAIRE UN PLAT…

Aujourd’hui, 5 février 2009, deuxième cours avec Éric Hemberger au golf d’Étiolles.
Je dois lui montrer que j’ai bien fait mes devoirs concernant la position à 9h au backswing et je veux aussi lui expliquer ce que j’ai découvert il y a deux jours et testé la veille, cette histoire de haut de bras droit collé au corps au départ du backswing pour faire tourner les hanches.
Arrivé, prêt pour l’échauffement, 30mn avant le début du cours, il me faut retrouver mes coups de la veille.
Ça se passe bien, même avec les longs fers, la confiance est au meilleur niveau.
Arrive le maître, me revoilà devenu « petit Padawan »…
J’attaque direct sur la découverte et ô joie, je suis sur la bonne voie.
Yoda est content alors je me lance.
Pas trop de déchets dans les coups, je remonte les clubs, on passe en revue la série, il parle peu mais observe beaucoup, notre « routine » tourne bien.
Il a surtout observé que la série a changé, exit les Mizuno du premier cours, petite explication sur l’absence du driver et la présence des nouveaux clubs.
Mon objectif « pas de driver, travail des fers » lui plait assez.
Ouf…
J’ai envoyé pendant une vingtaine de minutes, l’analyse du jour ne va pas tarder.
Elle ne tarde pas.
La position à 9h, c’est automatisé, tout va bien de ce coté là.
Mais le problème se situe plus haut, le geste est trop plat dans son ensemble parce que le backswing est trop, beaucoup trop en arrière.
Il faut verticaliser le plan de swing.
Pourquoi ?
Comment ?
Deux bonnes questions.
Pourquoi ?
Pour une raison très simple, éviter l’irrégularité et le swing de bras car en partant trop en arrière, mon mouvement de hanches qui annonce le Downswing ne suffit pas, le club est trop loin, il faut donc encore se servir des bras, je me retrouve ainsi avec un swing qui va être soit de bras donc irrégulier soit entier mais avec des risques de gratte, de hook et de pull, voir le tiercé gagnant !
Comment ?
Et bien en montant doucement, Éric est particulièrement attentif à essayer une correction sans dénaturer mon swing en rapport avec ma morphologie.
Arrivé en haut, on se fait un arrêt sur image et on observe.
Bon j’observe d’un œil, à la limite de la gravure égyptienne mais je vois bien la différence entre monter à plat et monter vertical.
J’essaye de comprendre, je tâtonne, il sort THE truc :
« Tu vas swinguer avec ton bras gauche seulement et arrivé en haut du backswing tu reprends ton grip et tu finis le mouvement »
Et là, illumination !
J’avais déjà vu ce truc en vidéo, j’avais donc testé mais le résultat était catastrophique.
Et pour cause !
Avec un swing plat à un bras, le club part dans deux axes, vertical et horizontal.
Et bah essayez de revenir sans vous tordre le poignet…
Par contre, faites le bien vertical et vous reviendrez bien plus facilement et bien plus droit.
Je commence à comprendre une chose, mon bras droit est en cause.
Contracté et collé, il entraine le tout vers l’arrière.
Donc il doit être relâché tout en restant collé au départ mais il doit se laisser entrainer par le bras gauche dans la première partie du swing.
Ensuite, au moment de la transition, il va intervenir et donner une puissance supplémentaire au mouvement des hanches.
Bah oui, j’ai des bras puissants, je ne vais pas m’en priver non plus !
Faire un swing de bras est inefficace, ne pas se servir des bras pour participer à la puissance du coup serait tout aussi improductif.
Récapitulons.
Adresse, bras gauche indique la voie du backswing, bras droit collé suit gentiment puis se détache un peu, arrivée au plus haut, transition, hanches qui démarrent le downswing immédiatement suivi du bras droit qui donne une poussée supplémentaire de puissance, bras gauche qui suit, le follow avec les mains qui tournent et youpla boum !
Tout ça en même pas une seconde, cela fait quelques automatismes à intégrer…
Premier constat important : si le downswing se passe bien, fluide et tout, les mains tournent naturellement et le finish est plus tendu, j’entends par là que les bras ne se plient pas immédiatement mais montent plus haut dans la continuité du geste.
Bon mais ça ne règle pas la platitude décrite en amont…
Car j’alterne entre swing plat et swing plus vertical mais sans savoir trop à l’avance ni m’en rendre compte pendant l’exécution.
C’est plutôt ennuyeux.
On y retourne, au ralenti cette fois et on reste focalisé là-dessus.
Nouvelle illumination…
Je viens de me rendre compte que j’ai réussi à me visualiser dans l’espace et à différencier les deux gestes dans le backswing.
Pour traduire avec mes mots non techniques :
Si ma main gauche dépasse, arrivée en haut, mon épaule droite, je suis plat.
Et ce point de détail, je sais le « sentir »
Et en me focalisant dessus, je sais instinctivement l’éviter.
On teste avec des swings sans forcer mais balle sur le tapis et en prenant le temps entre chaque coup.
Miracle.
5 coups de suite réussis !
Soyons honnête, je n’ai jamais réussi cinq coups de suite au practice jusqu’à maintenant.
On s’en refait une série par gourmandise, ça passe, c’est intégré.
J’ai, à partir d’aujourd’hui, un plan de swing vertical et naturel, youpi ya ya youpi youpi yaaaaa !
Bilan du swing.
Le premier cours de Villennes m’a appris le « fouetté » avec le relâchement des avant-bras.
Le premier cours avec Éric m’a appris à partir moins en arrière au backswing.
Le deuxième cours avec Éric m’a appris à verticaliser mon swing mais surtout à mieux intégrer les différentes phases de mon swing.
Et c’est très important car désormais je fais beaucoup moins de balles sur le practice et je m’attache après chaque coup à retrouver d’où venait le défaut s’il y en a eu un.
Et justement il va falloir y retourner au plus vite au practice car j’ai besoin de totalement automatiser ce que j’ai intégré depuis ces derniers jours.
Au boulot !

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5 Comments

  1. tu as raison Superlent,
    refaire un étalonnage précis de mes distances dans un premier lieu afin de vérifier si il y a eu un changement et ensuite faire une vraie et définitive routine pour bien intégrer les automatismes de mon swing.

  2. C’est pas tout ça, mais il va falloir continuer à travailler d’arrache pied pour être “one digit”. Tu attrapes des sensations qui te permettent de ressentir ton swing, maintenant il faudrait que tu te fixes aussi des objectifs très précis de distance et direction au practice (et faire une routine complète avant chaque coup aussi)

  3. T’inquiète pas, je ne cherche pas à “copier” un swing, mais les éléments que tu apportes sont des outils supplémentaires pour travailler mon geste (l’histoire du bras droit, le fait de ne swinguer qu’avec le bras gauche pour ressentir des sensations…).
    Disons que cela vient en complément de mes lectures (notamment le livre de Nicklaus et d’autres).
    Bon golf ce week end !
    Benohem

  4. Merci Benohem, je retourne tester sur un golf bien sur ce week end pour confirmer tout ça en conditions réelles et ensuite je vais essayer de mieux décrire les enchainements physiques de mon swing.
    Attention toutefois, ne prends que le général car un swing est toujours fonction de ta propre morhologie et des tes points forts, tu auras peut être des sensations différentes ou à d’autres “moments” du swing.
    je m’applique surtout à bien “écouter” les réactions de mon corps c’est tout et je me fais aider par Yoda ensuite 🙂

  5. Conseils intéressants pour tout apprenti golfeur…
    Bon, le plus difficile pour moi est d’essayer de mettre en image ce que tu décris, mais je comprends le truc.
    Truc que je vais essayer également d’appliquer dès ma prochaine séance de pratice (j’espère “bluffer” mon pro lors du prochain cours…).
    Muchas Gracias…
    Benohem

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