JOUER AU GOLF…

Depuis mon dernier cours avec Maître Yoda où j’ai eu droit à une remarque pleine de bon sens.
Depuis que j’ai gentiment très mal joué sur le seul golf que je connais par cœur.
Depuis que j’ai découvert que le vernis était bien fin et que je pouvais m’énerver aussi vite qu’avant.
Depuis un mail plein de gentillesse et de sagesse de Q.
Je me suis mis à réfléchir quelque peu sur ma façon d’appréhender le golf.
Mais sans me mentir cette fois.
C’est la raison de ce titre.
C’est ce que je dis quand on me demande si je fais une activité sportive, je réponds : je joue au golf.
Et si je suis honnête avec moi-même, je ne devrais pas répondre ça aujourd’hui parce que ce n’est pas la vérité et ceux avec qui j’ai déjà partagé des parties peuvent le confirmer.
Je ne joue pas.
Je ne m’amuse pas.
Parce que je veux réaliser le coup parfait à chaque fois.
Parce que je ne suis pas vraiment satisfait d’un bon coup puisqu’il pourrait être meilleur.
Parce que je suis très vite sous pression et que j’explose dès que je rate un coup.
Parce que j’oublie les conseils de mon prof au moindre pépin.
Parce que je ne veux pas vraiment retenir les bonnes choses.
Heureusement j’ai un très bon argument pour me justifier.
Depuis tout petit, j’ai cru que seule la première place avait un attrait et que le reste ne comptait pas.
Sauf qu’au bout d’un moment il serait bon de changer de disque.
Aujourd’hui je ne veux pas tout gâcher.
Le golf est une passion depuis si longtemps mise de coté que je devrais me réjouir de chaque seconde passée sur un parcours ou un practice.
Je dois apprendre à mesurer mon évolution, non plus sous forme de performance mesurable, quantifiable mais autrement.
Sous forme de plaisir pris, de joie ressentie par exemple.
Quand je suis sur le practice, je joue au golf…
Je m’invente des greens à atteindre et je les touche plus souvent que sur un vrai parcours parce que je m’amuse, parce que j’applique tranquillement ce que j’apprends parce que je sais que si je rate, ce n’est pas grave.
Mais sur le parcours je fais l’erreur de croire que ça l’est.
Comme si on attendait de moi une performance immédiate, comme si je n’avais pas droit à l’erreur, comme si je jouais contre un ennemi invisible qui faisait à chaque fois le coup parfait et que je devais absolument faire le même que lui.
Et je crois que cet ennemi invisible c’est moi…
Et je pense qu’il est temps de le laisser aller faire ses parties dans son coin et que moi, de mon coté j’aille prendre du plaisir à m’amuser à faire de jolis coups…
En plus si ça se trouve je jouerais mieux comme ça…

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