CADDY D’UN JOUR…

Ou comment en apprendre un peu plus sur le golf sans faire un seul swing…
Ce matin, debout à 3h28.
Tombé du lit en pleine forme !
Bon une petite sieste et on reprend.
Ce matin debout à 7h30 car j’ai une mission d’importance : Caddy de Ben.
Ben fait une compétition sur l’albatros, un petit parcours de rien du tout, par 72, SSS de 74.3 et slope 137 départ jaune, trois fois rien comme je viens de le dire !
Point de détail, il ne l’a encore jamais joué…
Et je connais bien ce parcours pour y avoir déjà vécu pas mal d’aventures.
Donc quand Ben m’a appris qu’il avait une compétition là bas, sachant que nous cherchions depuis quelques temps un moment pour y jouer afin qu’il le découvre, je lui ai proposé de faire le caddy.
Parce que le découvrir seul et en compétition, c’est partir perdu d’avance, 18 trous d’angoisse car ce parcours est impitoyable…
Je gère tout, il ne s’occupe que de faire son coup, c’est simple, non ?
Pas tant que ça, on ne s’improvise pas caddie (oui cela s’écrit de deux façons) comme ça.
Mon travail, en plus de la logistique va consister aussi à coacher Ben, lui donner des conseils sur chaque trou, l’aider à jouer de façon détendue.
Et ce n’est pas si facile car il y a une frontière délicate entre aider et diriger.
Sur un coup où il voudra jouer un fer 6 et où j’aurai préféré le voir jouer un fer 8, pas évident pour le motiver à jouer « moins » long.
Nous sommes tous pareils, on se fixe une stratégie au départ du parcours et 4 trous plus tard on n’en fait plus qu’à sa tête.
Que celui qui a réussi à conserver sa stratégie du 1 au 18 en jouant seul me jette la première balle, une PRO V1 de préférence…
On se dit « je ne joue pas le green au dessus de 130m » et à un moment à 145m on va quand même vouloir tenter le coup…
Donc nous avons jonglé entre mon avis et son envie, parfois il avait raison, parfois non.
Mais au final nous avons tiré nombre d’enseignements de cette expérience.
J’ai vu les bienfaits de rester fixé sur une stratégie et Ben a constaté que l’on pouvait scorer même en jouant avec prudence.
« On » rate de peu la zone tampon pour cause de craquage au 18. Oui je dis on car s’il avait scoré au dessus de 36, j’aurai eu droit à ma part de gloire, s’il fait moins j’ai en toute logique une certaine forme de responsabilité.
Mais ne craquer qu’au 18 pour une première c’est déjà un exploit en soi.
Dans l’absolu, je ne ressors que du positif de cette expérience.
Le coté sympa de libérer un ami du poids de la gestion du sac, de la carte de score, de la prise de notes statistiques.
Mais surtout, une façon particulière d’appréhender un parcours et je recommande chaudement à tout joueur qui souhaite améliorer sa stratégie et en constater les bienfaits de faire l’effort de « caddeyer » un ami.
Trouver les mots pour motiver mais faire attention à rester discret aussi.
Décrire correctement un trou, ne pas inquiéter sur les pièges mais focaliser sur les cibles à atteindre.
Entretenir la confiance du joueur, lui faire oublier le coup raté précédent ou même le canaliser s’il s’enflamme après un bon coup et se lance dans un coup suivant plus difficile encore.
Je me suis rendu compte au fur et à mesure que je vivais chacun de ses coups avec la même intensité que si je les avais joués moi-même. Rien que pour cette raison, cela valait le coup de le faire…
Merci Ben de m’avoir fait confiance dans cette mission délicate autant que passionnante !
Expérience à renouveler !

Commentez avec Facebook