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LES DETAILS QUI FONT QUE…

Aujourd’hui, journée de vacances.
Oui en ce moment, je ne peux rien prendre en continu alors je fais des journées de vacances et c’est déjà pas si mal.
Donc première partie de cette journée estivale, visite de l’atelier d’un clubmaker renommé, Monsieur Jean Michel Queva.
Comment ça, j’y suis déjà allé ?
Oui bah, pour ne pas rater une unique journée de vacances, mon conseil : partez dans des valeurs sures !
Bref…
Ce matin, travail sur le bois3, qu’en faire ? Quel shaft ? Comment rendre ce MX700 plus sur ?
Vous voulez la solution miracle ?
Et bien on ne fait rien, juste de l’avoir laissé, 15 jours chez Q a suffit.
Il suffisait de ne pas y toucher, de revenir dessus après avoir travaillé le swing, on lui change le grip quand même et boum ça marche au poil !
Bon ça c’est fait, ensuite on se fait une mise à jour, comment est le swing, quels sont les clubs délicats à jouer, un petit tour de la série en bonnet difforme.
Bien entendu, on stoppe sur le driver, en délicatesse actuellement, je n’arrive pas à le situer dans l’espace quand je fais mon swing, trop léger ? Manque de poids en tête ? Je me suis posé plusieurs questions et j’en fais part au sorcier, enfin au mage blanc qui guérit tout.
Problème un peu similaire avec le fer3 qui ne sort pas du sac pendant un parcours mais que je travaille beaucoup au practice.
Q observe mon swing sur les fers puis on arrive au fer3 et ensuite au driver.
Effectivement il y a un problème.
Et, ô joie, il a une idée qu’il veut tester, l’intuition du clubmaker qui a le don de faire une synthèse de toutes mes sensations et de mes demandes.
Et bien, comme pour le putter, il a « accordé » mon driver et mon fer3 avec une toute petite masselotte de rien du tout qu’il a fixé au niveau du grip.
Moi qui voulais du poids en tête, je me suis demandé si j’avais bien été compris…
Je laisse faire, je prends le driver en main, et là je le sens de tout son poids, je sens le poids du shaft, le poids de la tête, je fais un swing tranquille dans le vide et miracle !
Je mets une balle sur le tee, je me place, j’envois, miracle confirmé !
Bien sur il reproduit l’idée sur le fer3, et boum ! Miracle aussi !
Voila qui change tout !
La matinée passe ainsi, on en reste là pour les changements, trois fois rien d’un point de vue travail mais quelle différence au final !
Direction, le programme de l’après midi.
Visite d’un golf, chouette !
Belle dune !
Youpi !
Ah je l’ai déjà fait ?
Oui bah référez vous à l’alinéa un, valeur sure pour ne pas gâcher les vacances !
En plus il va y avoir du monde…
Roughman, notre grand copain de Belgique qui peut faire 600km dans la journée pour jouer au golf avec la troupe.
Q bien sur, quand il est possible de le faire sortir de l’atelier, autant en profiter pour le pro Fitteur (oui je sais elle était facile).
Boss et sa charmante épouse, de nouveaux amis de nos amis qui sont donc nos amis.
Et Lolo, notre Lolo national, pas encore 18 ans et 4.2 d’index…Oui je sais, ça peut stresser de jouer avec un joueur d’un tel niveau.
Ça tombe bien, je travaille sur le stress donc Lolo, Roughman et moi-même prendrons le premier départ.
Belle dune est un golf splendide et très difficile, départ des jaunes pour Roughman et moi, des blancs pour Lolo.
Pour faire court, quand je tapais mon meilleur drive des jaunes j’arrivais péniblement à hauteur de son drive parti des blanches…
Quand on joue un fer5, lui joue un fer7 ou 6 s’il est fatigué…
Donc le parcours fut une impressionnante démonstration de Golf, du vrai, du bon, du beau.
Il finit le parcours avec un total de +2 en stroke…
Oui moi aussi ça me fait la même chose que vous de lire ça…
Une fois que l’on fait l’effort d’accepter que ce n’est pas aujourd’hui ni demain que l’on pourra jouer à tel niveau, cela devient vite un parcours parsemé d’applaudissements et de sifflements admiratifs.
Des petites approches au millimètre, des balles qui stoppent sur un green ultra roulant et très dur et parfois même carotté…Drive placé quasiment toujours sur le fairway et vu les distances faites, cela force le respect à chaque fois…Un putting solide (28 putts en tout) des coups de fer, j’en parle même pas…
Enfin si au moins un.
Trou 13, par5 en double dog leg avec green en hauteur mais bien en hauteur et un bon ravin qui longe la deuxième partie du fairway, la seule partie droite et bien sur très étroite…
Et bien Lolo prend son bois3 pour ne pas aller trop loin, puis sort son fer5 et plante la balle sur le green en toute sérénité…
Et je ne vous donne que l’exemple le représentatif de son parcours car pour rendre une carte de +2, il a fallu en faire quelques uns des coups de ce genre !
Et régulier en même temps !
Nous avons suivi le jeune prodige en essayant de ne pas trop le retarder et je suis sur que même en jouant en Scramble avec Roughman, on n’aurait même pas réussi à égaler son score…
En ce qui me concerne, plusieurs raisons d’être heureux car la mise en jeu s’est très bien passée, une certaine avancée au niveau stratégie car on n’apprend que de ses erreurs et aujourd’hui j’ai beaucoup appris !
Pas de carte rouge au final, même si en comptant je fais une zone tampon, la faute aux greens carottés…
Par contre je n’ai jamais sorti le bois3.
S’il y a la place c’est le driver, s’il y en a peu, c’est le fer3 et si c’est perfide et court c’est le fer4.
Me voici avec une nouvelle interrogation métaphysique, si je ne sors jamais, autant le sortir du sac et le revendre ou le laisser de coté pour plus tard.
Mais pour prendre quoi ?
J’ai déjà trois wedges qui tournent bien donc je me vois mal avec un quatrième et pour ce qui est de haut des clubs, je ne sais pas trop.
Un bois5 ?
Un hybride 18° ?
Un fer2 ?
Étant joueur de fer par affinité et aimant jouer mon driver mais à mon avis rien d’autre en bois, j’aurai tendance à m’orienter sur un autre fer.
À creuser…
En tout cas, merci les amis pour cette superbe ballade golfique pleine de bonne humeur et pleine de talent surtout !

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