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ROUTINE ET PRESSION…

Voici deux choses qui ne font pas bon ménage…
J’en ai fait l’expérience hier sur un de mes parcours préférés, l’albatros du golf National.
Sortie prévue de longue date, attendue comme un bel évènement golfique en compagnie de joueurs de bon niveau pour ne pas dire très bon niveau.
J’avais hâte de me frotter à nouveau à ce parcours difficile armé de mon swing en rotation pour voir ce que cela donnerait.
Je suis venu, j’ai vu, il m’a abattu…
Bonnes sensations au practice.
Les amis sont là, on va se faire un match play en équipe histoire d’avoir une motivation supplémentaire.
Le parcours est splendide car préparé pour des championnats juniors qui se déroulent le matin.
Départ à 14h10, temps superbe.
Départ convenable au fer4 sur le 1, puis bon gros top au fer9 qui plante la balle dans le bunker de green, une sortie délicate, une approche manquée malgré la semaine d’entrainement uniquement vouée aux approches courtes, putt poussif…
Devant nous, un groupe de 7 personnes, quatre qui jouent et trois qui donnent leur avis, on se croirait à un play off de championnat du monde, 10 bonnes minutes d’attente en moyenne avant le départ et pendant le déroulement du trou, n’aide personne à jouer détendu.
Bref, tension, routine qui se perd, éléments du swing qui manquent.
Rotation mais tête qui monte, poignets qui cassent mais swing non achevé, un bon coup tous les 5 coups, pas du tout suffisant pour sortir honorablement de ce genre de parcours qui ne permet aucun écart.
Aller catastrophique mais je reste calme, je comprends à chaque fois mon erreur et par chance et goût pour la création, j’ai la décence d’en faire une nouvelle au coup suivant…
Le pire c’est que ce style doit être contagieux, les amis ne sont pas en reste concernant leur propre jeu.
Ayant déjà joué avec eux, je connaissais leurs points faibles et leurs points forts, mais là, c’était aussi une journée sur le thème de la création.
Celui qui parfois sliçait faisait des hook, celui qui était régulier n’arrivait pas à aligner correctement ses coups, tout le monde était ravi de voir la partie se terminer pour mettre fin à l’escalade de coups ratés, même si finalement on a assez vite choisi le parti d’en rire tant cela devenait aberrant et honteux pour le golf de façon générale !
Heureusement, notre digne représentante du golf féminin nous a comme souvent donnés une leçon de régularité et de maîtrise pour nous montrer que si, il était possible de bien jouer sur l’Albatros…
Pourtant, ce souvenir bien que très désagréable est fort utile à posteriori.
Savoir rester maître de soi, ne pas s’inquiéter quand le coup est raté mais juste chercher à en comprendre la raison. Et si on ne la trouve pas, jouer le coup suivant comme si c’était le premier de la journée.
Prendre son temps à l’adresse et finalement ne pas hésiter à faire un coup d’essai pour bien ressentir la gestuelle.
Prendre sa visée, et comme pour un putt, ne plus se poser de question ensuite et faire le coup.
C’est ce que j’ai fait pendant trois heures au practice aujourd’hui et tout s’est très bien passé.
Donc demain, retour sur un parcours et on va essayer de travailler en ce sens.
Positiver l’échec, en tirer un enseignement, l’appliquer ensuite.

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