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DECOUVERTE DE BETHEMONT…

Le golf le plus près de chez moi après Saint Germain en Laye.
Bon, Saint Germain n’est ouvert aux non-membres que deux mois par an donc n’ayant pas forcément envie de débourser quelques dizaines de milliers d’euros pour jouer les autres mois…
Donc visite du golf de Bethemont, plus près que Villennes mais, allez savoir pourquoi, je n’avais jamais osé y mettre les pieds et encore moins les clubs.
En fait si, je sais pourquoi.
À cause de leur site internet avec le superbe club house du 18ème siècle, les photos sublimes du parcours, je me suis longtemps dit, pas de mon niveau un machin pareil.
Et puis l’amélioration de mon swing allié à mon humilité légendaire, je me suis dit, allez mon garçon, pois !
Ou chiche je ne sais plus mais c’est l’un des deux…
Kokoro qui connait le parcours, pour l’avoir déjà joué à une période où il vaut mieux éviter d’y aller sans cuissarde car le lieu est réputé humide, me fait le plaisir de me guider.
Bon, le souci avec Kokoro est que le guidage revient parfois à dire : « Ah oui, ce trou là je m’en souviens j’y ai vécu une vraie galère ! »
Ça n’aide pas vraiment pour savoir jusqu’où on peut aller dans le dog leg mais c’est déjà un indice…
On choisit une formule…
Pouf, pouf…
Je décide qu’on va jouer cool (on ne rigole pas dans le fond) et se faire un parcours « Ouaneheupien ».
Pour ceux qui désirent enrichir leur lexique golfique, un parcours (cliquez sur ajouter dans le dictionnaire si vous le tapez sur Word mais je vous assure que le mot existe)
Le mot vient du suisse 1Up, prononcez « ouane heup » qui veut dire, je rejoue si je veux de toute façon ce n’est pas une compétition, c’est de l’entrainement plaisir !
Oui, je sais, le suisse est une langue très riche…
Donc, j’ai décidé qu’on allait Ouaneheuper gaiment (oui le verbe existe aussi je vous jure et à l’imparfait du subjonctif il donne de l’ambiance à réciter pendant les longues soirées d’hiver qui, il faut l’avouer, sont assez chiantes en Suisse)
Ne connaissant pas le parcours, je l’ai observé en détail via Google Earth, la veille, histoire de voir par quel club commencer et quelle stratégie adopter pour faire un second coup en sécurité sur les par4 et un troisième coup simple sur les par5.
10h10, il fait bon, il n’y a pas un chat, enfin si on a vu un siamois sur le parking mais bon c’est Bethemont s’il vous plait… Allez en avant la visite.
Nous avons donc fait chaque trou détendu, sachant que l’on pouvait rejouer chaque coup.
J’ai fait une large place à la stratégie et le parcours s’y prête totalement.
Seulement 6 départs avec le driver, 2 au bois3, 2 au fer3, 3 avec d’autres fers et les 5 par3 avec le club le mieux adapté.
C’est fou ce que l’on joue mieux, ce que l’on prend comme plaisir à jouer sans aucune pression du résultat !
Grâce au système Ouaneheupien, les par4 et les par5 sont tous en régulation, les putts sont tous simples, ma carte finale en compte 26 si je ne compte que les réussis bien sur.
Mais la finalité du système n’est pas de revenir avec une carte superbe en disant à tout le monde, j’ai fait moins de 80 sur un parcours inconnu, mais de constater ce que l’on est capable de faire quand on joue à son meilleur niveau.
Je crois que je vais garder cette formule un certain temps et collectionner les « bons souvenirs » golfiques pour améliorer le mental en se disant « j’ai réussi à bien jouer chacun de mes clubs sur un parcours, je peux donc jouer ce coup là en confiance »
Le parcours a aussi servi à m’aider à mettre en place une routine, surtout dans le coup d’essai, trouver et conserver un bon tempo avant coup.
Je me suis aussi rendu compte que le nouveau marquage de ma balle me dérangeait plus qu’autre chose.
Bref, un parcours beau et stratégique qui m’a apporté beaucoup et qui va me servir longtemps de repère.
Et une ballade qui a aussi pas mal apporté à Kokoro qui a pris un grand plaisir pendant tout le parcours et c’est une bonne chose car nous avons tout deux une tendance à laisser les nerfs s’échapper en cas ratage.
Conclusion ?
Il faut y retourner au plus vite !

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4 Comments

  1. "Bon, le souci avec Kokoro est que le guidage revient parfois à dire : « Ah oui, ce trou là je m’en souviens j’y ai vécu une vraie galère ! »
    Ça n’aide pas vraiment pour savoir jusqu’où on peut aller dans le dog leg mais c’est déjà un indice…" 😀

    J'y retournerais bien aussi mais avant la saison des pluies 😉

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