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LES DON QUICHOTTE DU ZOZIO…

Lundi matin.
Soleil et légère brume qu’ils disent chez Me Météo.
J’ai passé la soirée de la veille à vérifier 3 fois le matériel et la tenue.
Rendez vous à 9h00 avec des membres de Coachingolf pour aller se frotter aux départs blancs de l’albatros.
Je suis là bas à 8h30, on ne sait jamais des fois que je sois retardé sur la route en passant par les chemins forestiers de nuit pour être à l’heure…
Cela me rappelle l’état d’esprit dans lequel j’étais, plus petit, au moment de partir en colonie de vacances ou même juste à la pêche. On va se coucher excité comme une puce sous ecstasy, l’œil impossible à fermer à part en le scotchant. On se réveille en panique une demi-heure avant la sonnerie, pas grave, petit déjeuner, douche, la copine qui gueule parce que le réveil, à l’heure lui, sonne pendant qu’on est encore sous la douche.
Le bonheur quoi…
Donc practice, une légère brume effectivement cache encore le soleil mais pas de pluie, pas de nuage menaçant au loin et un brin de vent tout de même.
L’albatros sans vent c’est un non sens, c’est comme une glace chaude, ça n’existe pas.
J’ai déjà fait mes deux seaux de balles réglementaires quand arrivent le reste de la troupe. Yann est là et fait les présentations car je ne connais personne.
Yann est toujours dans les bons coups.
Il va se frotter à l’Aigle ce matin.
Il n’est pas fou lui…
Donc, Didier, Carré, Réa sont les compagnons du jour, les don Quichotte de l’Albatros (ça pourrait faire un bon titre de film ça, non ?). Je laisse les pseudos par soucis de discrétion, je ne sais pas encore s’ils vont apprécier le compte rendu…
Je pars en premier avec Réa et un troisième invité, Jean Baptiste, qui va découvrir le parcours des jaunes.
Il a bien raison.
Il n’est pas fou lui…
Réa propose une stratégie de départ, la motivation communautaire, j’approuve sans réserve, tout élan positif est bon à prendre quand on joue des blancs ce gentil « petit » monstre…
Le 1, le petit par4 en dog leg droit tout simple, une croix !
Un top monstrueux qui me vaut une tournée immédiate, un autre après, une gratte ensuite, je dois être en 6 sur le green je crois, je relève direct.
Bon, dans mes rêves de la veille j’avais prévu un bogey relax.
J’avais juste oublié la petite différence entre le rêve et la réalité, là pour le coup c’est bon.
Bien fait de m’en servir comme titre de blog moi, j’avais du prévoir l’Alzheimer après un an de golf sans doute…
En plus il faut ajouter un petit détail notoire concernant les conséquences d’une brume épaisse qui gentiment s’abat à la place du soleil qui devait se lever et darder ses rayons et tout et tout, c’est que l’humidité ambiante, alliée à une température que l’on peut qualifier de fraiche, raccourcit de façon notoire les distances.
Si, si…
Je tope à nouveau, autant être régulier de suite, mon départ sur le 2, je rate l’approche, je rate l’approche à nouveau, je rate l’approche à nouveau, non je n’ai pas fait d’erreur, j’en rate bien trois de suite, je relève la balle en ayant oublié que j’avais en stabbleford, deux coups rendus sur ce trou, si les neurones font défaut en plus du swing, ça peut se compliquer…
Une balle dans l’eau avec un superbe slice au départ du par 5 du trou numéro3 qui finit en double bogey, cela aurait pu être pire.
Mes compagnons s’en sortent bien mieux.
Réa est impressionnant dans ses mises en jeu, Jean Baptiste souffre un peu mais la découverte de ce parcours ne se fait jamais de façon miraculeuse de toute façon. On essaye de trouver les mots pour l’encourager, on essaye aussi de faire de même entre nous, le communautaire bat son plein, la bonne ambiance aussi, tout se passe bien à part le swing.
La brume s’épaissit un tantinet…
Sur le 4, par4, départ blanc, mais le vrai, pas celui pour rigoler, on ne voit pas le green.
Bon on sait où il est mais on ne le voit pas.
Je balance un bon drive, je me place devant la balle, je prends le télémètre, impossible de prendre une mesure avec la brume, je cherche une marque au sol, pour toucher le green, il me faudrait jouer le bois3…
Je répète donc le conseil du jour :
« Quand il fait fraichouille dans la brumasse, faut sur-clubber mon Jéjé »
Oui mais bon, y’a rien au dessus du driver en même temps…
Je m’en sors avec un bogey, deux putts sur une régulation+1, ça va.
Régulation+1 à nouveau au 5 mais un seul putt car mon approche roulée au fer7 termine à 1m du trou, ça aide pas mal.
Régulation au 6, deux putts, deux pars de suite des blancs, c’est bon, la journée est gagnée, cela suffit à mon bonheur.
Bonheur vite calmé au 7 où nos trois départs finissent dans le rough en bas à droite sur le flanc du dromadaire…double bogey…grâce à trois putts…
Je déteste faire trois putts.
Je préfère faire un slice au départ que trois putts sur un green.
La brume se transforme en petite gouttes, en bruine froide, je mets la veste anti pluie qui stoppe la pluie.
Ça marche encore !
On va passer trois trous comme ça, j’enlève, je remets, j’enlève et ensuite on restera au sec, du moins l’humidité nous entoure mais ne nous tombe pas dessus.
Par à nouveau sur le 8, ce charmant par3 qui est toujours plus loin qu’on ne le pense, j’ai pas fait dans la dentelle, attaque au Fli-hi 4 direct et deux putts. Petite frayeur sur le putt de retour quand même.
L’ambiance, elle est au beau fixe, le positivisme communautaire est une excellente technique !
Sur le 9 je fais un double à cause d’un bunker de green où le sable n’était pas du sable mais une sorte d’épaisse couche de plâtre en formation où le club reste collé dedans…
Sur le 10, gros drive et PW trop court, j’ai oublié le conseil du jour. Ce coup ci le bunker est en vrai sable donc ma balle traverse le green, un double encore…
Sur le 11, je prends deux clubs de plus mais ça ne suffit pas, je dévale la pente, je reviens juste sur le green avec mon 55°, putt de 3 ou 4m, je me place en répétant à haute voix « dedans, dedans » et la balle tombe effectivement dedans.
Si j’avais su qu’il fallait juste préciser ça avant…
On ne nous dit pas tout au golf mais pour réussir un putt, vous dites juste dedans avant et bingo !
Enfin je crois.
Sur le 12, un bogey avec un seul putt grâce à la même litanie, pour le coup je suis convaincu désormais et je vais me le dire à chaque putt, on ne sait jamais, sur un malentendu…
Le 13.
Le treize.
Ah le treize…
Bon départ, 150m du drapeau, je prends le Fli-hi4 histoire de refaire le coup du par3.
Dans l’eau…
Brume, humidité, froid, stratégie déficiente…double bogey.
Et encore grâce à un bon putt, j’en suis à sauver un double bogey après un bonne mise en jeu…
Arrive le 14, on laisse les chariots devant la belle plateforme de départ et on cherche les plots blancs.
Ah, y’en a pas.
Ah si !
Derrière la mare, 60m plus loin encore.
Les vrais blancs donc.
Et rien au dessus du driver…
Résultat l’objectif c’est juste de toucher le fairway.
Ce trou sera le summum de la bêtise pour ma part.
Je relèverais bien sur avant de putter, pour vous dire, en 7 coups, une pénalité incluse, impossible de toucher le green.
Pendant ce trou j’ai pleinement mesuré l’utilité d’un caddy qui aurait, depuis longtemps, évité de me laisser jouer avec un manque total de la plus élémentaire stratégie golfique…
Allez !
Pas grave !
Arrive les 4 trous légendaires de l’Albatros, c’est pour eux qu’on est venu !
Bon, nous sommes tous les trois conscients de ne pas avoir une carte exemplaire en termes de point alors, autant aborder ces trous en groupies plutôt qu’en compétiteur zélés…
Le 15, gros départ de Réa qui a été d’une régularité impressionnante durant tout le parcours sur les mises en jeu.
Ça donne des idées pour les compétitions de scramble ça…
Je fais mon drive du jour, je fais un top superbe au fer8 qui va tout de même attraper le green, le putt de birdie s’arrête à 20cm, rageant mais le par sur le 15 c’est toujours du bonheur.
Une gratte !
Un peu d’originalité, c’est toujours une bonne chose…
…Mais pas au golf… Et pas au 16…
Je reprends le green au fer9, putt en descente bien délicat, putt de retour dedans.
Zut j’avais oublié de le dire justement…
La brume s’est levée.
Au 17…
Par 4 de 430m, déjà qu’il vaut mieux le jouer en par5 en temps normal, là ça va être du sport.
Drive, 20° et fer8 qui prend le bord du green et dégringole la pente, approche et deux putts pour finir en double bogey.
Allez le finish, le final, l’apothéose, le 18 !
Encore un gros drive de Réa, j’allais dire comme d’habitude mais ce genre d’habitude laisse toujours admiratif.
Je ne me place pas trop mal aussi. La dernière fois que j’ai fait ce drive ici, j’avais un fer7 à jouer pour chercher le green, là, il y a une marque qui indique 198m…
Réa et moi réfléchissons…Stratégie pour jouer le green en trois et chercher le birdie ou audace ?
Nous choisissons bien la voie de la sagesse.
Bois 3 et testostérone.
Dans le grand bain tous les deux…
Mais nous finissons avec un bogey tout de même, Réa avec une belle approche courte et moi avec un bon putt grâce au mot magique.
Une zone tampon pour cette première des blanches, j’avoue que je ne suis pas mécontent du tout, surtout grâce à un putting très confiant.
De belles erreurs de stratégie qui me confirment un réel besoin de conseil en temps réel, l’idée de trouver des âmes charitables pour la saison prochaine ne sera pas inutile !
Et surtout, retrouver mon driver au plus vite.
Mais c’est pour très bientôt.
En attendant, même si la tournée a été pour moi, vivement qu’on y retourne !

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One Comment

  1. Allez, une ZT dans ces conditions des blancs c'est pas si mal !!
    En tout cas, ca me suffirait largement

    Pascal

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