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ICI ET MAINTENANT…


Il ne vous est jamais arrivé quand vous êtes plongé dans la lecture d’un livre (voir d’un blog aussi soyons fou) de devoir revenir deux trois lignes plus haut parce que vous veniez de vous prendre vous-même en flagrant délit de rêvasserie aggravée ?

Vous savez bien, en pleine ligne, votre pensée s’échappe dans le passé ou dans le futur voir dans la liste des courses pour les plus cartésiens et puis vous voila tout a coup surpris de lire que « John gisait là inanimé, il n’avait pas vu le tireur… ».

Mais c’est qui ce tireur ?!?

Alors agacé vous regardez la ligne du haut et vous vous rendez compte que celle là aussi vous l’avez vue mais vous ne l’avez pas lue.
Vous n’étiez plus présent, vous n’étiez plus en phase…

Quel rapport avec le golf pourriez-vous vous dire ?
Et bien il y en a et direct en plus.

Combien de fois vous êtes vous mis à l’adresse avec en tête une pensée du type « bon faut pas refaire la même gratte ! » ou bien « y’a 160m, faut planter le mât pour prendre le par ! » ou encore « c’est des haricots ou des épinards que je dois ramener après la compétition ? »…Alors combien de fois ?

RHOOOOOOO la mauvaise foi !

En tout cas, je l’avoue sans honte, cela m’est arrivé plusieurs fois…

Depuis je fais les courses avant.

Tout ça pour vous dire que si vous n’êtes pas présent, autant physiquement que par la pensée, et bien ce n’est pas deux lignes que vous perdez mais c’est la balle qui sort du livre, du green, ou du fairway, enfin vous avez toutes les chances d’assister à une trajectoire totalement innovante et originale…

J’ai souvent lu ici ou là que chaque coup était unique, qu’il faut être focalisé sur son coup et patati et patata… Merci le conseil évident, l’enfonceur de portes ouvertes a encore frappé…

Et puis, un jour, alors que justement je cherchais le rayon de haricots verts, l’évidence est apparue de façon claire : d’abord les haricots puis le liquide vaisselle.

Une chose après l’autre.

Désormais, je vais donc travailler à être entièrement là où je suis quand j’y suis à faire ce que je dois y faire.

Je crois que cela va m’aider à améliorer ma liste de courses comme ma routine…


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2 Comments

  1. "Bras tendus au-dessus de la tête, de l'extrémité de l'arc, quelque chose s'en va percer le ciel, tandis qu'à l'autre bout un fil de soie vibre. Du sein de ce « devenir rien » de l'archer, dont on ne sait où il se trouve exactement dans ce dispositif pourtant simple, un événement a surgi comme un éclair, qui fonde en lui sa propre essence. Le satori s'offre comme oubli de soi où s'intégrer à l'événement qui surgit. Etrange mouvement fondateur de la surrection, qui n'est pas sans faire écho à cet énigmatique moment du cogito cartésien où le "Je" fait surrection sur fonds de panique, et ne trouve à fonder son essence que dans cette volte face, sans parvenir jamais à s'assurer de lui-même, sinon dans l'instabilité de cette volte. –Joël Jégouzo– "

    Extrait du quatrième de couverture de "Le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc"

    C'est une suggestion,
    Sinon il y a bien l'adage populaire "mais sois à c'que tu fais !"…
    Fanny

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