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LES TROIS JOURS DU CON D’OR…


Non, c’est vrai, il faut être un peu con quand même pour faire une trentaine de seaux de balles en trois jours…
Ça a commencé vendredi.
Petite crise de manque de tapotage de baballe à cause d’une stupide obligation de devoir travailler pour payer les factures qui m’a occupé un bon bout de la semaine.
Je téléphone donc à mon patron pour lui dire que ras le bol des heures supplémentaires, travaillez plus pour payer plus et tout et tout.
Je me téléphone donc à moi-même étant indépendant et un tantinet schizophrène sur les bords, mais bon je m’écoute et je m’offre trois jours de repos pour ne pas aller me reposer.
Toujours l’objectif d’ancrer les différentes phases techniques de mon swing, oui mon swing, c’est le mien et au golf on ne prête pas ses affaires et puis c’est tout.
Rotation des hanches, ouverture des poignets au backswing (ne pas oublier de les refermer au downswing surtout), appui tonique sur les jambes, passage des bras et des épaules avant de se précipiter tête levée pour voir la trajectoire de la balle qui n’en aura pas etc.
Pour l’appui tonique c’est venu samedi suite à une pensée récurrente un peu infondée qui consistait à croire que si je conservais les muscles des cuisses en résistance j’allais me relever.
Que nenni…Nous ne sommes pas des kangourous mais des humains, constat assez utile au final, merci le monde animal.
J’ai bien fait d’expérimenter le truc ça m’a fait gagner en stabilité.
L’ancrage primordial consistait à avoir confiance.
Oui je traduis mes sensations dans des termes parfois dénués de technique mais je suis un grand sensible alors les termes « release » «tonicité des ischio-jambier » je n’ai pas ça dans mon dico personnel et je ne suis même pas sur que le correcteur de Word sache de quoi je parle.

Bref, se faire confiance pour moi c’est pendant le passage des bras dans la phase où le club ne vas pas tarder à taper dans la baballe suivie immédiatement de la phase où la baballe sus-décrite se barre en gueulant.
Il faut que je fasse confiance à ce que je suis en train de faire et que je cesse de me relever durant cette phase pour voir avant qu’elle ne soit partie si ma baballe suit la trajectoire que j’ai eu l’outrecuidance de prévoir.
Et quand on se relève trop vite, on outrecuide pas bien…
Donc tout ça c’était vendredi et samedi avec une récréation le samedi grâce à Parrain accompagné d’Olivier, l’homme qui rit plus vite que son ombre (ce qui fait du bien d’avoir à ses cotés autant de joie de vivre, si si) et grâce aussi à Claire et Marin, le duo de choc, le couple golfique par excellence puisque leur deux index additionnés sont encore inférieur au mien, et même largement…
Donc récréation sous forme de test de clubs montés par Vincent.
Je lui sers de crash-testeur en fait.
Il parait que j’ai un swing un peu « physique » et ça lui permet de vérifier la résistance de la colle.
Pour tout vous dire j’adore tester les clubs que Vincent monte, c’est très révélateur en terme de compréhension des sensations de jeu.
Bon la colle a tenu, tout va bien…
Petit soucis durant ces deux premiers jours tout de même, il faudrait que je fasse un fitting des doigts.
J’ai la peau qui ne tient pas la cadence partout…
Claire avait une trousse de secours dans son sac, j’ai eu un répit en mettant une protection sur une zone de frottement qui faisait une sorte de bulle, qui, malgré son manque de luminosité, porte le doux nom d’ampoule.
Et la face palmaire (ça c’est du terme technique !) de mon pouce droit commençait à perdre sa peau à force de ne pas vouloir perdre sa position de départ sur le grip.
Je vous l’avoue c’est assez ennuyeux.
Heureusement, de temps en temps je passe une trentaine de minutes sur le putting green histoire de me détendre un peu…
Bref ce dimanche, avant de partir, je fouille dans la pharmacie et je trouve une sorte de rouleau de tissu souple et collant, mademoiselle ma compagne m’a expliqué que l’on appelait cela du sparadrap et que je ferais mieux d’en mettre.
Quatre zones distinctes sur les deux mimines ont donc été recouvertes avant la séance dominicale.
Et sur les conseils avisés et inquiets de Parrain j’ai décidé de faire une séance moins masochiste, juste 5 seaux de balles.
Trois heures aujourd’hui, principalement sur le practice approche à faire du pitching, terme scientifique se rapportant au désir profond d’éviter de putter quand on se trouve à moins de 20m du drapeau.
Ensuite, juste pour rigoler, je me suis placé à 30m avec un arbre entre le drapeau et moi histoire de voir.
C’était très rigolo je vous assure.
Bon les gens au putting green ont du se demander si j’étais normal mais j’ai appris plein de choses et c’est l’important.
Et le ridicule ne tuant pas…
L’avantage de ce type d’entrainement c’est d’ancrer un bon rythme qui permet ensuite d’aller faire un seau sur tapis avec bois et driver.
Je suis donc allé pour finir là où se trouve en général la majorité des golfeurs au practice, l’allée bien droite des tapis face à la grande longueur où j’en vois certains rester avec leur driver 2h de suite sans jamais aller faire de putting.
Étrange mais bon, chacun son truc après tout.
Cette zone est très bonne pour travailler le mental parce que je me suis rendu compte que tout le monde observe tout le monde en fait.
Je m’en suis rendu compte surtout après deux trois coups de bois3 réussis, deux personnes qui étaient avec leur driver m’ont regardé avec un air agacé et ont rangé leur driver pour faire quelques coups de wedge…
Allez comprendre…
Bon, Jeudi, Apremont, Pascal, Match play.
Je vais prendre ma fessée.
Mais on n’apprend bien que dans le plaisir de l’adversité et avec Pascal, cette expression prend tout son sens…
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2 Comments

  1. "Je m’en suis rendu compte surtout après deux trois coups de bois3 réussis, deux personnes qui étaient avec leur driver m’ont regardé avec un air agacé et ont rangé leur driver pour faire quelques coups de wedge…"

    😀 Amusant effectivement les practices.
    J'ai trouvé un driver au fond d'une caverne d'Ali Baba que je suis allé essayé. Dans cette caverne j'ai croisé un golfeur et sa dame qui tripotait moult drivers en expliquant à la cantonade comment il tapait fort et loin.
    Je suis allé esssayé ce driver, quelques minutes après j'ai vu débarquer le matamore des drivers qui s'est installé à côté de moi.
    Il m'a over drivé quelques fois en me regardant avec un petit sourire. Un peu titillé j'ai repris mon bois 3 pour lui mettre 2 balles qu'il n'a pa pu rattraper. Trop drôle la tête du mec. 😀

    (Il faut préciser que je suis un petit joueur en terme de longueur)

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