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ÂPRE APREMONT….

Hier soir, réglage du réveil à 6h.
Une bonne grosse heure de route pour aller au golf, une heure de practice et quelques minutes de relaxation pour faire des photos, ajoutez à cela la phase pour passer d’ours mal léché à joueur de golf poli et ça donne ce calcul poussé : mettre le réveil à 6h pour un départ à 10h08.
Donc ce matin j’ouvre un œil et j’admire ce superbe ciel bleu.
Ciel bleu à 6h ?
Ça colle pas ça…
En effet, il est 8h13 c’est plus logique un ciel bleu à cette heure là.
8h13 ?!?!?!!!!!!
Oh p… !!!!!!!!!!!!!!!!
Je passe sur les détails qui m’ont fait arriver dans la voiture en tenue de golf avec le matériel 17 minutes plus tard mais je vous assure que les chats et ma chère et tendre en sont encore à se demander si je suis vraiment normal…
Pascal, mon amidversaire du jour accepte gentiment de différer le départ de 20mn, je peux donc taper quelques balles.
Tiens le distributeur ne fonctionne pas…
Bon, seau, practice, promenade version « à la recherche des œufs de Pâques » et en avant.
Ça part bien, je ne suis pas assez caféiné mais qu’à cela ne tienne, j’avais pris la fessée sur l’Albatros l’an dernier, je suis déjà préparé pour une seconde…
5 coups rendus, Pascal est 6 d’index, régulier et calme, le joueur que l’on ne veut pas avoir dans l’équipe adverse donc.
Apremont est un golf splendide, il a bien résisté à l’hiver, ses greens sont rapides mais quelques fairways absorbent les balles qui viennent de trop haut, il va falloir être attentif.
Et il y a des arbres.
Plein.
Partout.
Départ blanc, en avant !
Un coup rendu au 1, par4 de 400m, honneur à Pascal.
Tiens pourquoi il va dans les branches à gauche ?
Un point commun, une heure de practice avant un parcours est nécessaire pour lui aussi.
Je me lance, le driver passe bien, fer7 à suivre. Bunker de green…pascal est revenu sur le green en 4, j’ai toujours mon coup d’avance, c’est l’occasion rêvée de le perdre avec un bon top au 60° qui part direct dans la forêt de l’autre coté du green. Ma balle, sans doute pour ne pas me décourager de suite, tape un tronc et revient dans le rough. Ça se finit en double bogey, square sur le 1.

Le 2, un bon par5 de 490m (j’arrondis) en dog leg gauche appuyé, c’est-à-dire qu’au bout de 200m, l’architecte s’est rendu compte qu’il allait traverser un autre fairway, à gauche toute à 90°…
Je gratte mon bois3, souvenir du mauvais départ lors de ma première visite, je slice mon 20°, ça c’est nouveau, fer6 un peu mou, 60° en bord de green, c’est pas trop tôt !
2 putts, un autre double bogey mais en match play et ce n’est pas une excuse, c’est vrai, le score ne doit pas être prit en compte, seul compte le fait de faire mieux que l’autre…
En l’occurrence, je ne fais pas mieux, 1 down donc.
Ah un par3 au 3, on va souffler.
178 m, ah non, on ne souffle pas.

H4, green, ouf, la balle de Pascal est dans la butte, car bien sur le green est sur une butte sinon c’est pas drôle…
Il fait une approche putt de toute beauté, je fais deux putts, square sur le trou il conserve l’avantage.
Un nouveau par5 au 4 de 500m, ça double dog leg en plus histoire de corser le jeu. Pascal part à droite sous quelques arbres restés sur le fairway et prit d’une empathie soudaine, je décide de le rejoindre. Après deux coups de 20° pas trop mauvais je suis encore à devoir jouer un PW pour atteindre le green. Pascal galère dans son coin lui aussi, square sur le trou encore, pas très bien négocié, surtout que j’avais un coup rendu sur celui là…
 Vient un par4 de 370m, en dog leg aussi, enfin si on part du fait qu’il faut éviter la forêt qui déborde sur une grosse partie du fairway. Forêt que j’évite bien grâce à un superbe slice qui m’oblige à prendre le H4 en second coup puisque le vent a une fâcheuse tendance à se lever et à s’engouffrer dans ces larges couloirs bordés d’arbres que j’appelle fairway depuis le début. Approche putt pour finir square sur le trou, toujours 1 down.
Bon, le niveau de jeu n’est pas géantissime mais le beau temps fait oublier bien des choses et l’ambiance est, elle aussi, au beau fixe alors ne boudons pas.
Un nouveau par4 de 316m, on voit le drapeau depuis le tee de départ, grande nouveauté ! Pascal doit être gêné par cette droiture fortuite et va dans la forêt à droite. Je fais mon premier par avec drive suivi d’un PW avec deux putts, nous voila all square.
Au 7, par4 de 388m en léger dog leg droit, j’ouvre le bal avec deux balles. Une dans la forêt à droite et une provisoire dans le fairway d’à coté à droite aussi. Un fer6 pour revenir sur le fairway, un PW dans le bunker de green, une sortie mais deux putts, Pascal n’en a pas profité, on reste à égalité.
Un par3 de 150m qui traverse un lac, vent qui pousse un peu, je ne sais pas pourquoi je décide de jouer sécurité avec le fer6 mais je sais que je fais une erreur quand je la vois atterrir en arrière du green à gauche, dans les arbres ! Une provisoire au cas où au fer7, 4m à droite du mât à hauteur, j’ai bien fait de vérifier…
Bien sur je perds le trou, 1 down à nouveau. Et 2 down au sortir du 9 où j’ai l’excellente idée après m’être correctement placé à gauche sur le fairway de faire un push slice au fer6 pour aller dans le lac à droite du fairway alors que Pascal était empêtré dans le bunker après sa mise en jeu.
Ça c’est de la grande stratégie de match play !
Bon si on se faisait un pti par5 de 500m en dog leg gauche et droite ensuite ? Comme ça juste pour rigoler ?
Pascal trouve le fairway trop souple et comme on retrouve facilement les balles, retourne en forêt à droite. J’ai mis un bon coup de bois3 au départ mais prit de remord je le rejoins dans les arbres, on ne laisse pas un copain tout seul dans les embrouilles. Un fer6 pour revenir sur le fairway, un PW pour aller sur le green, deux putts et je reviens 1 down. 
On ne joue pas vraiment bien mais ça permet le suspens et le match se joue finalement au petit jeu et sur le green.
Un par4 de 400m en dog truc comme d’habitude. Je pense que l’architecte était un alcoolique, je ne vois pas d’autre raison, le golf est très beau mais il n’y a rien de droit ici… un coup rendu, un gros drive, un gros H4, une approche putt, le par pour revenir all square au 11.
Assez content sur le coup d’être revenu aussi vite de mes bêtises de la fin de l’aller…
Heureusement, un bonheur est souvent de courte durée donc je slice mon H4 au départ de ce par3 de 178m, je sauve le par avec un bon recovery au 60° et un seul putt, on reste square.
Sur le 13, par4 de 380m, c’est long ces trous en hiver même si ça tourne, je fais un gentil hook, enfin un joli draw puisque la balle est toujours sur le fairway, Pascal reste fidèle à sa forêt à droite, beau fer7 sur le green, deux putts, un par, je viens enfin de prendre la tête !
On se retrouve au 14, par5 de 460m, droit, pour une fois mais très étroit. Forcément, avec tous ces dog leg qu’il nous a mis, il n’y avait plus assez de place…

Bon départ, bonne gratte au bois3, fer8 sur le green, deux putts pour le par mais Pascal a décidé de faire un birdie sur ce trou vu qu’il n’a pas voulu aller dans les arbres, nous revoici all square.
Le 15 est le dernier trou où j’ai un coup rendu, par4 de 350m, départ plus jaune que blanc mais certains trous sont étrangement avancés et d’autres non, va comprendre…
Bon dog leg bien sur, bon départ, bon fer9, deux putts avec un dernier qui vient mourir de coté, joli frisson mais je reprends la tête à un moment important puisqu’il ne reste que trois trous.
Oui bonne nouvelle pour vous aussi, l’article est bientôt fini…
Un par3 de 170m, de l’eau au début, du vent en face, mauvais choix de club, une approche au PW (quelle idée !) topée, un 55° pour revenir, un putt, Pascal ne fait pas mieux, je garde l’avantage.
Le trou 17 fait 350m, Pascal retourne dans les arbres, je me dis que si je profite de ce mauvais coup, je boucle le match, je décide donc par goût du suspens de faire une mise en jeu roulée au driver…
Bon rattrapage au 20° qui finit dans un bunker de green 200m plus loin, une sortie avec deux putts quand même mais Pascal est bien revenu, on reste square au trou, on va partir au 18 avec mon trou d’avance.
Zen…
Par4 en descente de 410m, Pascal retrouve son habituel drive forestier du jour, je suis à gauche sur le fairway avec un drive moyen. Pascal se replace et arrive près du green, je slice mon H4, pourquoi pas, je me place sur le green avec le 55°, 4m du trou.
Pascal rate son putt, il va donc putter pour le bogey, j’ai 4m à faire avec le putter en deux coups.
Et je sors le seul trois putts de la journée.
Là maintenant.
Le match en main…
Argh !
Gloups !
Égalité donc au terme de ces 18 trous ensoleillés contre un Pascal moins « dangereux » que sur l’Albatros tout de même il faut le dire mais je n’ai pas su en profiter.
On n’apprend que de ses erreurs dit le sage.
Et je crois que je n’ai pas fini d’apprendre moi…
En tout cas, merci Pascal pour cette belle première partie de golf sous le soleil ! 
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5 Comments

  1. WHD : c'est une bonne question…, d'ailleurs joue t-on toujours son index ?
    Vu mon swing du jour je suis bien content de ne pas avoir perdu.
    P.

  2. on n'apprend de ses erreurs les amis et oui Pascal est vraiment 6 d'index et j'ai eu la chance de le trouver dans un mauvais jour… 😉

  3. Ah lalalalalala , tu craques sous la pression au 18ème trou mais bon l'adversaire était de taille donc c'est un bon score, tout aussi bon que le compte rendu d'ailleur 🙂

  4. Sympa le CR … ca avait l'air bien.
    Moi j'aime Apremont, c'est un beau parcours, une belle arene pour un MP 😉

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