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COMME UN POISSON DANS L’HERBE…


On peut faire des parcours en reconnaissance ou pour faire connaissance.
La deuxième option peut être souvent plus agréable…
Rendez vous à Ableiges ce matin pour commencer à appliquer mon travail sur le mental, enfin déjà sur le contrôle et essayer de mettre en place une routine efficace du moins régulière.
Mais aussi et surtout pour faire la connaissance en vrai, en chair et en os, voir même en arêtes et en écailles de certains membres d’un certain forum de passionnés du golf…
Un fermier, un Stef, un demi-sourire, un poisson, un roi, mon Kokoro national et votre serviteur.
Que des gens bien dans le monde virtuel des forums de golf où tous les pseudos sont permis, j’ai même entendu dire qu’il y avait un qui était l’idiot du village c’est vous dire la liberté de choix…
L’ambiance du forum est plutôt à la bonne rigolade et premier constat, dans le monde de la réalité vraie, pas de différence…
Le practice balance entre application et moqueries sournoises, normal, on va tous se défier gentiment dans peu de temps et la spécialité ici est de saper de suite le moral des adversaires potentiels.
J’essaye de faire couleur locale malgré cette timidité maladive qui m’empêche parfois de m’ouvrir aux gens comme je le souhaiterai (on rigole pas dans le fond…) en demandant à un compère de bien vouloir relever ses pitchs au driver, la balle étant un peu haute, l’étiquette que voulez vous…
Allez hop, c’est pas le tout mais il y a un parcours à faire, un groupe de 4 suivi d’un groupe de trois, l’inverse aurait été préférable mais ça, on s’en rendra compte après.
Erreur, apprendre, tout ça…
Cette sortie est sous l’égide du « poisson » alias Thomas, le requin des fairways ou le goujon des greens, au choix.
Il va faire trois golfs en trois jours et devrait finir en apothéose, endormi d’office sur le green du 18 de la Chouette mercredi si tout va bien, le fermier y veillera…
J’ai la chance de faire partie de son groupe, le Roi nous accompagne et je vous parlerai de son royaume sous peu, ainsi que Zygo, le demi sourire (oui elle était facile celle là je sais) notre gaucher du jour.
Le trio qui suit regroupant donc mon Kokoro national, Stef de retour sur le vert et Le Fermier, oui avec cet homme là, la majuscule s’impose partout…
Ableiges, pour ceux qui ne connaissent pas, est un parcours plus difficile que son slope ne l’indique. Technique, long parfois, sous le vent souvent, abrupte de temps en temps, bref tout pour plaire mais pas forcément à la carte de score…

On se lance à 10h30, ciel bleu et petits nuages blancs, que voulez vous y’a plus d’saison ma bonne dame !
Je m’étais équipé hiver sibérien, je vais retirer des couches de vêtement pendant tout le parcours !
Donc départ disais je avant de me couper la parole moi-même…
Effectivement, Thomas est un requin de fairway, grosses mises en jeu, souvent très bien placées, impressionnant comme on va s’en rendre compte sur le parcours à plusieurs reprises.
Bon le petit jeu et le putting, aujourd’hui, pas vraiment sa tasse de thé.
Ce qui est logique puisque, dans le groupe, il y avait le Roi…du putting.
Et là je dois dire que j’en ai vu des beaux putts.
À 2m, à 5m, à 10m et même parfois à 150m…
Le King putte, partout, même sur les fairways…
Je me moque un peu mais une chose est sure, ces deux là en scramble doivent être terribles…
Zygo, gaucher fluide et puissant, s’est amusé à nous montrer de temps en temps comment faire un beau draw, sauf que pour lui c’est un slice…
Swing puissant mais à un moment, je ne sais pas pourquoi, son rythme a changé et il a commencé à éparpiller un peu ses balles, mais pareil, dès que ce rythme sera stabilisé, ça risque de faire mal… Avis aux amateurs de match play…
Bon je ne vais pas faire le roman trou par trou, avec 4 joueurs vous abandonneriez la lecture avant même la fin de l’aller mais il y a eu quelques très beaux moments de golf et quelques très beaux moments…d’humour on va dire…
Je me dois aussi de garder le silence sur le détail du jeu de chacun pour des raisons de secret de fabrication que chacun garde jalousement secret en vue des matchs play futurs qu’ils ont programmé.
Pas le choix, j’ai reçu des menaces…
L’ambiance était là, la cohésion aussi puisqu’on s’est tous offert un petit passage à vide au même endroit et ensuite chacun y est allé des ses petits ratés ciblés histoire qu’on ne se lasse pas, que chacun puisse participer à la rigolade globale.
Et il y a eu aussi les moments de génie pour chacun, ces moments qui nous font tant aimer ce sport parfois ingrat et cruel…
En ce qui me concerne, bilan plutôt positif du point de vue du jeu et surtout de mon travail sur le mental.
Et je le redis ici avec force, le mental c’est surtout dans la tête…
J’ai testé en conditions réelles comment créer une harmonie durable entre Pif et Paf.
Cela s’est plutôt très bien passé à l’aller avec un score en stroke de +5 et des statistiques correctes.
4 greens en régulation, les deux par3 touchés, les autres en régulation+1.
5 fairways touchés sur 7.
Par contre 18 putts, ce qui démontre bien que la période hivernale avec son manque de travail sur le petit jeu et le putting a été pénalisante pour avoir une meilleure carte.
Malheureusement, grosse erreur de stratégie au 10, par5 où je fais une bonne mise en jeu mais un second coup joué sans avoir vraiment réfléchi, le résultat a été sans appel, j’ai relevé la balle et j’ai eu ensuite une perte de confiance sur certains de mes choix de club tout au long du retour ce qui s’est confirmé sur le score.
Je relève deux fois, au 10 et au 16 alors que dans ces deux trous, la mise en jeu est excellente mais le second coup joué avec un total désaccord entre Pif et Paf, et là, ça ne pardonne pas. Slice au 10 et sockette au 16, bien fait !
Je ne touche pas les deux par3.
Je touche 5 fairways sur 7 pourtant.
Aucun green en régulation et juste 4 en régulation+1 !
12 putts sur les 7 trous joués, moins pire…
Gros problème de concentration et de stratégie sur le retour donc. Même si je touche bien les fairways, certains n’auraient pas forcément dû être joués au driver…
De plus j’ai constaté sur ce parcours un souci avec la composition de mon sac qui m’amène à revenir sur l’utilité du gap wedge.
En effet j’ai eu au moins 4 fois un souci avec le choix entre un PW dosé léger mais pas facile et un trop long coup de sandwedge.
Je crois avoir fait une erreur en retirant ce club pour des raisons de complication au petit jeu.
Mais il manque sur la distance en plein swing dans les approches autour de 100m.
Donc autant l’avoir pour ces cas là et continuer le petit jeu comme je fais avec mes deux wedges favoris, le 55° et le 60°…
Car, après réflexion, le club qui ne sert quasiment pas, c’est mon MP FLI HI 3.
Réflexion de nouveau ouverte donc sur le sujet bien délicat du quatorzième club…
C’est Parrain qui va être content.
Un parcours donc dans une franche bonne humeur qui m’a grandement aidé à maîtriser le jeter de clubs en cas de ratage avéré et je dois avouer que c’est plutôt agréable de ne pas marcher pour rien à la recherche d’un wedge volatil par essence…
Et oui, navré mais la conclusion s’impose, quand est ce qu’on rejoue ensemble ?
Sur ce je retourne sur le forum finir de me moquer des autres…
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3 Comments

  1. belle journée !

    tu parles de ne pas avoir jeté des clubs mais tu oublies de dire que le travail n'est pas fini avec toujours un leger jeté de balle!
    mdr !!!

    A bientot Jerome !

    Pascal (GF)

  2. C'était bien sympa cette sortie avec enfin un temps agréable. On a bien rigolé à défaut de toujours bien jouer, mais il y a eu du bon, voir du très bon, de la chance et aussi sa copine la malchance sans oublier du très mauvais. 😀
    Sympa de refaire une petite sortie avec les mêmes.

    En parlant de pif et paf (ou tic et tac pour certains), chez moi ils se sont chamaillés sur le 5. Après une brève réconciliation, ils se sont franchement foutu sur la g….e sur les 13 et 14, ce qui les a calmé pour finir.

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