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UNE JOURNÉE CHEZ MACHIN CHOSE…

Loin de moi l’outrecuidance (jamais je n’avais réussi à placer un mot aussi compliqué aussi vite !) de minimiser le plaisir vécu jeudi en compagnie du staff de Schweppes, non au contraire, tous les golfeurs savent bien de quoi je parle en évoquant le Machin et le Chose…
Pour les autres, euh, bah mettez vous au golf parce que je ne suis pas publicitaire…
Ainsi donc, Jeudi 1er Juillet 2010, premier jour de l’Open de France, il est 8h15, je viens de rentrer au Golf National avec un petit bracelet vert au poignet qui me donne le droit d’accéder aux tentes VIP, seules zones à l’ombre et fraichement ventilées sur ce golf au mois de Juillet…
Zones que j’ai longuement lorgné l’an dernier avec une envie mal dissimulée derrière un soupçon de jalousie, je l’avoue honteusement aujourd’hui.
Il est tôt, le cagnard n’a pas encore pointé son nez, mais j’ai tout de même mis un pantalon noir, on ne sait jamais, il pourrait ne faire que 15° après tout.
Sans doute est ce aussi du au fait que je n’avais pas les idées très claires ce matin, couché à plus de deux heures et demie du mat, j’ai encore passé la soirée de Mercredi à jouer au golf sur la terrasse du Fouquet’s.
Travail, esprit de sacrifice, vous voyez ce que je veux dire, on ne joue pas au golf avec une coupe de champagne par plaisir…
Hum !
Désolé…
Revenons à vos moutons (oui, moi je n’ai que deux chats).
Au programme aujourd’hui :
Gambader sur le parcours qui fait quelques tout petits mètres de plus que celui de l’amateur que je suis pour voir les champions jouer un bois 3 là où 50m plus près j’espère faire un green en régulation après un coup de driver bien cogné.
Rencontrer l’idole des blogs de golf, j’ai nommé «LES GOLFEUSES » qui fait partie de la liste des invités.
Retourner sur le parcours avec le responsable Marketing Digital du sponsor qui nous invite. Pour info, parce que je ne le savais pas non plus, digital ne veut pas dire qu’il touche à tout mais qu’il gère la communication de la marque via les médias internet.
D’où notre présence pour « les golfeuses » et moi-même, nous sommes dans la cible des médias digitaux, c’est-à-dire qu’on tapote sur le clavier plutôt avec nos doigts qu’avec nos pieds (Enfin j’espère pour eux que c’est ce que pensent celles et ceux qui viennent lire parfois)…
Taper quelques balles avec un pro du National au practice.
Se mettre à l’ombre en sirotant des boissons fraiches et pétillantes avec un air faussement détaché, genre je fais ça tous les jours.
Repartir gambader sur le parcours en compagnie d’un champion de golf français afin d’écouter ses conseils stratégiques en suivant une partie.
Pour le dernier chapitre du programme, inutile de mettre un masque « je suis blasé j’ai tout vu » j’attends ce moment, point culminant de la journée à mon avis, avec l’impatience d’un enfant un soir de noël.
Respectons donc le plan à la lettre, rigueur militaire nous voila !
J’ai une à deux heures devant moi pour la ballade solitaire du matin, première révélation au trou9, j’ai enfin compris pourquoi le golf est si difficile, y’a un gars qui déplace les trous sans prévenir !
C’est à la fraîche que l’on découvre la vraie nature des choses…
Ça commence à cogner sévèrement alors je retourne vers les tentes gérer un début de lyophilisation…
Rencontre donc avec le Schweppes people, salutations et tout et précipitation vers les produits de la marque, frais de surcroît…
C’est là que je suis content de ne pas avoir été invité par Dunlop, le pneu par temps de chaleur ne calmant que très partiellement la soif…
Direction la golfette (oui c’est le nom de la tuture électrique et non le surnom de la groupie du golfeur), conduite par Olivier Rozner, amateur émérite (si à -2 d’index on est largement émérite), qui va nous faire faire un tour du parcours pour assister à quelques morceaux de partie tout en nous donnant quelques éclaircissements sur certains joueurs comme Romain Wattel, autre amateur carrément émérite puisque sur le parcours actuellement.
J’en profiterai pour prendre une leçon sur la routine en direct avec Martin Kaymer et Rory MCilroy au trou numéro1…
Sans oublier le Dandy, j’ai nommé Ian Poulter, seul joueur à vérifier que les crampons des chaussures sont coordonnés avec le pantalon…
Bon maintenant que je regrette vraiment la couleur noire du mien, il est temps d’aller au practice taper quelques balles…
Je crois que c’est la première fois que je ne ferais pas un seau complet.
En même temps, les clubs prêtés, comment dire, je crois que j’ai vu les même dans une brocante, mais sur la caisse c’était écrit «authentiques tuteurs métalliques d’Écosse »…
Allons donc déjeuner à l’ombre sous la brise artificielle des ventilateurs.
En même temps, pour un journaliste virtuel…
Bref.
Par contre, arrivent deux personnes pas virtuelles du tout pour déjeuner à la table d’à coté, Raphaël Jacquelin et Grégory Havret !
Bon il est certain qu’à l’heure actuelle, on retient plus facilement le nom de Grégory que celui de Raphaël mais pour l’apprenti fan que je suis, ce sont deux champions français de golf avant tout…
Laurence, assise avec moi se torticolise aussi de temps en temps alors je demande au haut dignitaire digital sur un ton ultra professionnel et journalistique (enfin je crois) que ce serait bien d’avoir une photo avec le français qui n’a eu peur de personne, pas même du tigre des bois, à Peeble Beach il y a quelques jours.
Et oui, pas d’image, pas d’info…
Salutations respectueuses, serrage de mains, je crois lui avoir dit en substance que c’était la première fois que je remerciais quelqu’un de m’avoir fait passé une quasi nuit blanche devant mon écran et que j’espérais en passer encore quelques unes par sa faute, ce en quoi il a répondu qu’il l’espérait lui aussi, puis on fait notre petite photo…pas peu fier l’apprenti fan…
C’est l’heure de retourner sous le soleil de plomb car nous avons ensuite l’honneur d’avoir comme guide un autre champion français, Roger Sabarros, avec qui nous allons découvrir la compétition sous un angle pédagogique.
Le petit groupe est en route sous le soleil et les conseils éclairés de Roger, j’ai l’impression de visiter un musée et de comprendre enfin toutes les toiles que l’on me montre !
Les températures sont à mon avis au point culminant quand nous rentrons de cette promenade fort instructive, des conseils sur les longs putts, la précision des mises en jeu plus importante que la longueur de ce premier coup et quelques autres petits trucs à conserver en mémoire et à ressortir aux moments opportuns.
Il est temps d’aller s’achever dans la voiture qui vient de passer 9h en plein soleil, non sans avoir remercié encore une fois le sponsor (Schweppes, je l’ai déjà dit non ?) pour son accueil et sa gentillesse (non, sérieux, même pas payé pour dire ça).
La clim de la voiture me fera un bien fou surtout que je vais passer une heure de plus dans la voiture, allez savoir pourquoi il y a tant de monde sur les routes d’ile de France entre 17h et 18h…
Mystères insondables du trafic routier quand tu nous tiens…
Bon, maintenant il faut se reprendre, le super méga Pro Am de Paris c’est dans moins d’une semaine et je n’ai toujours rien à me mettre moi !
Et oui je sais mais j’ai passé la journée avec La bloggeuse de « les golfeuses » alors forcément…
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4 Comments

  1. Quel chanceux !
    Jouer les VIP à l'Open de France, poser avec la gloire française du golf du moment, parcourir avec un pro le futur parcours de tes exploits et en plus marivauder avec l'illustrissime blogueuse "Les golfeuses", si avec ça nous ne te détestons pas tous jusqu'à la fin de l'année, ce n'est pas payé !
    Manquerait plus qu'à piapiater mode avec "Les golfeuses" elle t'ait complètement relooké pour les prochaines sorties !

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