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REPARTI SANS RÉPARTIE…

Deuxième session avec Bosley.
La première avait mis en évidence la réalité de mon swing face à l’idée que je m’en faisais.
15 jours de prozac pour m’en remettre…
Ce lundi 26 juillet au matin, à l’heure où il est malvenu d’appeler ses amis au bureau pour leur expliquer ce que l’on va faire, je goûtais la joie d’avoir un métier sans horaire fixe en me dirigeant dans l’antre pédagogique de sieur Yan « Bosley » Massonat.
Fermement décidé à lui montrer avec fierté à quel point mon pivot inversé avait disparu et à quel point, par voie de conséquence, mon swing était devenu super tout plein efficace bien qu’encore irrégulier.
Je fais ma démo sous l’œil du professeur ainsi que celui de la caméra et me dirige ensuite vers le moniteur pour admirer le résultat.
Ma voie de conséquence était toujours une séquence à la con, je restais sans voix…
Vais peut être me refaire une cure de prozac moi finalement…
Je commence à être coutumier des tracés colorés qui s’ajoutent à l’image et ce que je vois ne me convient qu’à moitié.

Certes, de pivot inversé, point n’en reste mais le backswing trop intérieur persiste toujours.
En avant donc pour apprendre à ne plus être intérieur.
Petit intermède de philosophie de comptoir, je me cite, soyons fous, et comme dirait ma bonne amie Lau, c’est beau on dirait du Van Damme :
« Avant de savoir, il faut apprendre…Avant d’apprendre, il faut accepter d’ignorer… »
Oui à première vue, au championnat annuel des évidences du bas Berry (Non Primien, tu ne fais pas de vanne là-dessus s’il te plait) je pense que je peux finir dans le top 5.
Mais je vous assure, c’est un grand pas pour moi.
Yan, quand à lui, a gagné le championnat inter régional de patience du Vercors avec la première heure de cours.
Il m’a demandé de faire un exercice, il fallu presque toute la première heure pour que je réussisse à accepter psychologiquement de le faire vraiment de la bonne façon, dans le bon état d’esprit.
La bonne façon c’est déjà accepter que si j’apprends à la faire c’est que je ne sais pas le faire et par voie de conséquence (oui la journée a été pleine de voies de conséquence, c’est comme ça, ça arrive), je ne pourrais donc pas le faire parfaitement immédiatement.
Et le bon état d’esprit, quoi t’est-ce ?
Sans commentaire, j’en ai encore honte.
Deux exercices essentiels à retenir de cette seconde leçon.
Pour ne pas être trop intérieur. Prendre le comprimé de prozac et le poser à environ 30cm derrière la balle vers le pied arrière et très légèrement avancé par rapport à la parallèle avec la ligne des pieds.
Oui je sais cela peut paraître difficile à comprendre mais faites le dessin en même temps que la lecture et cela se passera très bien, avec un peu de chance ça passera pour de l’art pictural moderne.
Objectif, le club doit passer devant le comprimé sans le toucher dans le backswing.
Autre exercice car il n’y a pas que ce problème qui a été décelé, pour éviter de casser les poignets trop tôt.
Oui j’avais la sensation en me disant à moi-même, dans mon fort (oui c’est très bien protégé avec des tourelles et tout et tout) intérieur, de relâcher les poignets que cela m’aiderait dans la traversée pour être comme dans les photos des pros, avec la main droite qui passe sur la main gauche après l’impact et clic clac photo et hop on voit la marque du club et bingo on fait la couverture de « Toi aussi tu peux faire du golf »
Que nenni…
Ce relâchement silencieusement désiré ne fait que briser la fluidité du mouvement.
Donc l’exercice est simple, prenez la boite de prozac et poser là à une petite quinzaine de centimètres derrière la balle.
Objectif, ne pas détruire la boite dans la descente du club.
Parce que vous avez perdu l’ordonnance en plus, vous verrez ça motive.
Ça aide à ne pas briser les poignets trop tôt.
Bon si vous n’avez pas de tendance dépressive, l’exercice marche aussi avec du viagra, de l’aspirine, du caviar (pensez à mettre plusieurs grains pour le premier exercice) voir pire un marque balle pour le premier et la serviette de club pour le second.

Sans faire dans le larmoyant, cette séance de psychana…de golf a été assez éprouvante mais pourtant, à peine remonté dans la voiture parce que l’air de rien j’ai autre hobby à coté, mon moi intérieur sans les blocages de mes névroses post pubères commençait déjà à digérer l’épreuve, à positiver les frustrations ressenties et surtout à visualiser le swing aidé des enseignements patiemment distillés par Bosley.
Pour faire court (ça m’arrive) j’ai hâte de retourner au practice pour automatiser cela, aller sur les parcours le mettre en pratique et retourner voir Yan pour reprendre une claque au moral et progresser ensuite !

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2 Comments

  1. un bon pro a de bons eleves…j'adore car cela implique les deux, savoir apprendre et etre pret a apprendre sont deux elements essentiels. le premier est un etat d'esprit, le deuxieme est un moment durant le cours. ce couper du resultat est fondamental dans le processus d'apprentissage. bravo pour ton courage. A+. Bosley

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