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MISE EN PRATIQUE…

Et oui c’est pas le tout de réapprendre à apprendre par un retour conscient vers une pensée constructive concernant le fait que l’on ne sait pas ce que l’on apprend et que, par voie de conséquence, on ne peut encore réaliser le geste à la perfection immédiatement, car une leçon n’est point une interro surprise, on n’a pas la réponse à l’esprit et dans le corps encore moins.
En gros, après une leçon, il faut aller sur un parcours…
Pour apprendre à mettre en place les nouveaux ajustements.
En ayant conscience qu’il est impossible que cette première application soit parfaite.
Surtout que l’air de rien, je commence à avoir pas mal de choses à penser avant un swing.
Parce que tous les bons conseils ne sont pas encore automatisés et qu’il me faut parfois réciter la check-list pour ne rien oublier.
Au practice de préférence, après c’est trop tard, ou presque.
La pince des deux doigts de la main droite, la main gauche qui domine au BS, BS plus court et calme, déclenchement des hanches, suivi des épaules et des bras, release plus tardif en faisant passer les mains devant la balle au moment de l’impact et deux trois petits trucs encore que dans la routine du blog j’arrive sans doute aussi à oublier.
Donc Villennes, avec Fred alias 1Up, histoire de cumuler les avantages d’un joueur de bon niveau et d’un ami compréhensif.
En plus, comme il me connait bien, je pourrais avoir à la fin un avis sur l’évolution de mon swing si tant est qu’il y en est eu un…
Vendredi après midi, du monde sur le parcours de Villennes, Fred propose de jouer en formule 4BMB, 2BMB plus précisément, histoire de rester dans une dynamique optimiste tout au long du parcours.
Grande révolution, j’ai réussi à ranger mon bloc note au départ du 4 et à me consacrer uniquement à notre jeu d’équipe et non plus à ma petite personne et mes stats.
Est-ce pour cela que je n’ai pas eu le moindre stress et qu’il n’y a pas eu de séquence catastrophe du style le slice qui agace suivi de la gratte qui démange accompagné d’un top qui énerve, je ne sais pas mais je note surtout que si on joue à deux il est bon de ne pas tout le temps penser à soi.
On apprend à tout âge c’est vraiment merveilleux…
Aujourd’hui la seule chose qui m’importait vraiment d’un point de vue technique était de faire un BS plus dans le bon plan et de ne pas casser la dynamique des poignets trop tôt dans la phase impact.
Premier constat, plus on ajoute de technicité dans son swing, plus il faut que ce swing soit « ralenti », j’entends par là qu’il faut laisser à Paf le temps de tout faire dans l’ordre sans précipitation.
Donc mon swing se ralenti de plus en plus dans sa préparation, c’est-à-dire le BS.
Un des coups qui en a été la meilleure démonstration pour moi fut le coup de départ du 10, par3 avec drapeau à 152m, fer6 joué avec un calme dont je me souviens encore.
Bon la balle est retombée 6m derrière le mât, certes mais depuis cet instant je suis convaincu que ce n’est plus la vitesse et/ou la brutalité du coup qui donne la distance mais bien un enchainement correct et fluide. En plus cela permet la précision alors on ne va pas se priver.
Il va falloir que j’en cause à Bosley, avec ses conseils je joue trop calme et trop loin maintenant, c’est malin…
Fort de cette certitude, non pas nouvelle mais vérifiée et vraiment acceptée, je me suis fait plaisir en prenant ce parcours comme une sorte de grand practice où je pouvais passer du driving au wedging, du fer (ferring c’est vraiment trop moche comme anglicisme quand même)  au putting ; juste coup après coup en essayant bien entendu de réaliser un bon score à chaque fois pour aider dans notre 2BMB.
Anecdote amusante, on a tenu comme ça jusqu’au 12, au 13 on est sorti de notre performance, ne réussissant plus à tenir le par global.
Un détail toutefois sur Villennes, le passage du 12 au 13 demande 5mn de marche, est ce que cela brise la concentration, possible.
Mais c’est pas une raison.
Sur le 13, Fred a prit un gros risque.
Non, je corrige.
Au 13, Fred s’est fait plaisir en sortant le driver sur un trou minuscule et s’est retrouvé plein fairway avec une petite approche après un drive superbement maîtrisé.
Et bah on n’a pas réussi le par quand même.
Maudit j’vous dis…
J’ai fait pareil sur d’autres trous, le 1 et le 18 par exemple.
Driver dans les deux cas, petite approche en second coup pour le 1, petit coup de wedge sur le 18, un draw léger au 1 et un fade puissant au 18.
Content dans les deux cas car ces effets étaient nécessaires, voulus, préparés et en plus réussis.
Mais ce que je retiens par-dessus tout c’est que les enseignements, difficiles parfois à accepter, de Yan portent leurs fruits, que je peux vérifier leur utilité sur le parcours très vite et que je sens une amélioration sur l’ensemble de mon jeu, pas seulement sur la partie technique.
Je ne dis pas que je sais les mettre en application de suite mais plutôt que je les intègre sans les combattre du haut (du bas plutôt) de mes certitudes de blond borné.
Mon pauvre Bosley, t’as pas fini de me voir !
Fred, on l’aura le par à nous deux sur Villennes la prochaine fois tu verras…
Bon allez, un peu de vacances, beaucoup de travail et j’espère, un peu de temps pour le jeu car l’air de rien, le 16 aout, il se prépare un truc costaud…
Bonnes vacances et bons parcours à tous !
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