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OPEN DE LA MALFAISANCE…MATCH PLAY : FPT Vs KGB…

Avec les enfants légèrement récalcitrants, en particulier devant leur soupe de légumes, (ou leur Mac Do, tout dépend comment vous les nourrissez) vient l’inévitable sujet de l’Ogre qui viendra les manger tous crus (ou n’importe quel autre animateur TV) en cas d’obstination avérée…
Et bien chez les golfeurs il y a le même genre :
La FPT.
Pour les intimes la Fait Peur Team…
Une équipe légendaire, invaincue depuis plusieurs années en match play.
Un duo démoniaque.
Voyez plutôt…
Golfarmer et Minifly, la simple évocation de ces deux noms l’un après l’autre sur le fairway du trou 13 de n’importe quel golf un soir de pluie suffit pour jeter un sort à qui l’entend.
Et là c’est socket assurée pour les plus chanceux.
Je le sais je les ai déjà affrontés…
J’étais insolent et fougueux à peine entré dans la puberté golfique, je m’étais associé avec une horde de un Belge et on avait prit, comme nombre d’équipes avant nous, une fessée retentissante.
À Marivaux…
Pour ceux qui ne seraient pas au courant, l’histoire est ICI.
Alors quand j’ai appris que le premier Open de la Malfaisance se jouait à Marivaux, le destin sonna à la porte :
        – Ding Dong !
        – Oui qui est ce ?
       -C’est l’destin !
Ce destin avait prit la forme d’un golfeur légendaire que l’on surnommait entre nous « le Dragon Unique Clairvoyant »
DUC…
Joueur passionné (pléonasme) et talentueux que j’avais déjà eu le plaisir de croiser en d’autres lieux sans jamais avoir vraiment eu l’occasion de le connaître plus avant.
Lui aussi souhaitait en découdre avec la FPT, l’occasion était trop belle, je m’associais immédiatement au défi et nous jetâmes donc le gant aux deux Loup-garou des fairways.
Il y eu, comme c’est le cas entre gens de bonne compagnie, une courte discussion sur le forum dont Minifly était un des créateurs concernant la formule et nous arrivâmes prestement à un consensus (oui je sais c’est assez osé à employer ici) qui fut le suivant :
Foursome avec 5 coups rendus pour la FPT sur les trous 1, 4, 5, 10 et 18.
5 étant le nombre de points d’index de différence entre les moyennes d’index des deux équipes…
Je sais bien que la tradition veut qu’un match play se joue en brut et des blanches mais tout le monde étant en accord avec cette solution…
En bref on s’était déjà fait arnaqués sur la toile, il allait falloir assurer sur le terrain !
Et le terrain on y était donc en ce lundi de fête des saints, jour pieux s’il en est qui poussa DUC à proposer un dress code adapté, tout en blanc…
Ajoutons que ce jour là, nous n’étions pas les seuls malfaisants en goguette Matchplayienne, le Fou avait jeté le gant à Langsammer qui lui en avait aimablement prêté un pour l’occasion et je n’ose vous citer toutes les autres batailles qui ourdissaient ce jour là…
Alors comment cela s’est il donc passé ?
Je ne sais pas si nos chers adversaires avaient discuté stratégie mais Duc et moi en avions une qui débuta dès le dimanche avec l’Open par une reco-étalonnage histoire de voir sur quels départs nous étions le plus à l’aise.
Il s’est avéré que ce fut les départs impairs pour Duc, Ainsi soit il…

Après la photo traditionnelle en respect avec l’étiquette il fut temps de se lancer dans la joute, sanguinaire cela allait sans dire…
Allez go !
Trou 1, par4, 1 CR.
Duc a l’honneur et drive au loin bien droit, trop loin d’ailleurs. C’est Golfarmer qui sera son homologue dans l’impair en espérant qu’il en fasse…
Ce qui n’est pas le cas pour le moment, enfin pas trop. Je dois faire une balle basse vers le green mais je slice pour cause de fébrilité soudaine (sans doute un sort quelconque) et nous perdons le coup d’avance, le coup rendu leur sera profitable, 1up pour la FPT.
Bon nous avions prévu que le premier tiers du parcours serait délicat vu que le duo maléfique y avait 3 de leurs 5 coups rendus. Nous partions donc au 2 sans inquiétude réelle.
18 trous c’est long et il peut se passer pas mal de choses…
Trou2, par4.
Je suis donc avec Minifly en duel sur les départs pairs qui nous gratifie d’un bon coup de bois, quand à moi, je colle trop au virage et donne à mon partenaire le premier d’une longue série de recovery…
Mais Duc est d’une nature zen et rien ne semble l’agacer quand il se prépare à renvoyer la balle en jeu, ni même après mon approche trop molle, il me colle la balle à un petit mètre du mât. Putt pour égaliser sur le trou que je m’empresse de manquer.
Ma voila pas très à l’aise vis-à-vis de mon partenaire que je n’espère pas d’infortune…
Les deux autres sont attentifs à ce ratage, je sens que leur stratégie se dessine, laisser l’idiot se déstabiliser tout seul…
Les voila 2up.
Trou3, par3.
Trou partagé suite à un départ de Duc un peu court, un putt d’approche lamentable qu’il rattrape avec talent. Toujours 2up pour la FPT.
Trou4, par5, 1CR.
Minifly aux commandes pour un drive superbement slicé vers la forêt. La balle ne fait qu’un seul bruit dans les arbres et revient gentiment plein fairway.
Les écureuils comme l’an dernier avec le Belge, j’ai cru dire « décidemment je ne m’y ferai jamais » mentalement mais non ça sort à haute voix, Minifly est hilare, désolé mais hilare quand même…
Qu’à cela ne tienne, je fais le même que lui pour voir.
Il nous faudra 5mn pour retrouver ma balle, nouveau recovery pour Duc qui me replace dans le petit rough de l’autre coté du fairway, on discute stratégie technique, balle basse ou haute car il y a un arbre de 30m entre nous et le green.
Tout ça pour que je refasse un slice bas qui laisse une approche délicate…
3up au trou n°4, c’est pas le meilleur scénario ça…
Trou5, par4, 1 CR.
Le trou le plus dur du parcours sur le papier. Golfarmer ne passe pas le mur, Duc fait un superbe drive plein fairway, mon jeu de fer se réveille enfin avec un bon coup de fer9 qui laisse un putt facile à Duc, on gagne ce trou important et nous ne sommes plus que 2D.
On partage le 6 avec le par.
On partage le 7 car je rate encore un coup de fer qui nous fait perdre l’avantage de la bonne mis en jeu de Duc…
Le Foursome est une formule délicate à gérer.
On peut détruire une amitié avec ça, voir ne pas réussir à la créer…
On arrive au 8, le par3 où j’ai failli payer le champagne la veille, là mon fer6 ne vaudra même pas un champomy mais duc fait une belle approche du bord de green et je rentre le putt (enfin !), les deux compères se sont un peu éparpillés, on revient 1D.
Trou9, par4.
Le dernier trou avant le prochain coup rendu, il faut mettre le paquet ! Le drive de duc est correct, mon fer5 est trop court, son approche un peu timide mais je plante un putt de quatre bons mètres pour un par qui nous fait gagner le trou, All Square !
Golfarmer se demande bien pourquoi on vient de se fatiguer sur tout l’aller pour arriver à égalité au final.
À suivre…
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