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COURTES VACANCES À REBETZ…

Rebetz putting green
C’est pas facile l’amitié parfois.
Je ne sais plus qui a dit à propos du golf que c’était un sport qui se jouait entre amis mais que ce n’était pas un sport amical.
Toujours est-il qu’il a parfaitement raison…
Mais une partie de golf c’est aussi un oasis verdoyant au milieu du désert rude et sec qu’est parfois notre vie.
Il y a dans le golf une routine à connaître pour nous fait sortir de la notre.
Hum !

 

Oui bon, poésie matinale, printemps, petits zoziaux, cui cui tout ça, c’est bien joli mais que tout le monde se rassure, dans l’oasis verdoyant on peut quand même avoir un jeu merdoyant…
Toujours est-il que j’avais l’esprit rempli des espoirs qu’apportent le printemps, impatient de quitter le désespoir d’un hiver trop long qui rendait les jours et les coups trop courts.
Impatient de sentir ces pollens qui grattent certains nez, impatient de quitter ces sols trop durs où les grattes traumatisent bien trop de poignets.
La sève montait dans les tiges, il était temps de renvoyer de l’énergie dans les shafts.
Et pourquoi pas à Rebetz, et pourquoi pas en match play, et pourquoi pas avec des bretons de passage…
Paris et sa tour Eiffel, Rebetz et ses greens…
Des greens tellement réputés qu’ils passent à la télé avec dessus un joueur de grande taille et de grande pédagogie.
C’est ce que je disais à mon ami mais néanmoins adversaire et à sa chère et tendre : « tu vois ce practice green ? Et bah c’est là que Philippe Jost il explique comment bien putter ! »
Mais trêves d’admiration télévisuelle à haut débit, il est temps de tester cette roule rare et rapide histoire de ne pas se faire surprendre quand on tombera malencontreusement dessus sur le parcours.
Oui, à Rebetz, il y a, bien évidemment, des bunkers pour protéger les greens mais ce qui protège encore mieux le trou là bas, c’est le green lui-même…
Et quelques heures avant le printemps, je vous garantie que la qualité de ces surfaces réputées augure encore d’une saison bien roulante à Rebetz !
Cessons là le verbiage et direction la verdure parce qu’il y a match play quand même et l’heure tourne.
Ce qui aurait pu être une sortie en troupe s’est transformée, une fois n’est pas coutume mais cela n’en est que plus appréciable, en une intime promenade d’un couple et de leur guide.
Rebetz, le Clubhouse vu du trou n°8
Telle la casquette bleue des musées d’antan, je me suis amusé à décrire les 18 tableaux que nous foulions ensembles. Notant au fur et à mesure un score qui finalement semblait presqu’accessoire, nous rendant compte en fait, plus que le résultat du match, ce qui comptait c’était surtout que l’on soit ensemble à profiter de ces microscopiques mais ô combien essentielles vacances au vert…
Il y a bien eu match quand même, un belliqueux breton ne se rend pas aussi facilement, ça lutte un homme des beurres salés, ça combat putt à putt un gaillard des kouign sucrés.
Mais le parcours lui était inconnu d’une part et mes entrainements « Pelziens » se sont mis à payer en conditions réelles d’autre part.
Y’a eu du plantage de mât à 50 comme à 100m, y’a eu du second putt donné très souvent, ainsi au 16, les armes furent déposées. J’ai pu enfin me lâcher avec un gros hook au 17 quand mon partenaire se lâchait lui aussi dans un slice de toute beauté.
 
Le temps de goûter au 18 et à sa descente infernale pour qui découvre, je me suis offert un final « claquant » sur mon troisième coup, 90m, Gap Wedge, une balle qui a fondu sur le mât de façon bien précise pour en claquer le drapeau et m’offrir enfin le birdie printanier.
Un putt qui a signé la carte et la fin des vacances.
Oui sur un parcours, si on se donne totalement au golf, on se sent comme en vacances.
Et à chaque fois, distrait que je suis, j’oublie d’envoyer des cartes postales…
Ze putting green de Rebetz
De toute façon, on se revoit le week end prochain Marie Clémence et Daniel, non ?
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