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BELLE DUNE…KOP, DUC ET ZE BIG BAND…

J’ai jeté un coup d’œil sur mes premiers compte rendus de parcours, alors apprenti golfeur et débutant bloggeur.
Aujourd’hui, devenu apprenti bloggeur et golfeur débutant, il m’arrive de prendre quelques libertés avec la rigueur, pas vraiment joviale, qui caractérisait ces premiers articles.
Le trou, le club, l’autre club, le recovery, le club, le putt, l’autre putt voir d’autres encore, le résultat, la critique, le trou suivant, etc.
Passionnant…
Cela fait maintenant deux jours que je suis rentré de Belle Dune, superbe golf en baie de Somme où ont eu lieu deux jours de compétitions effrénés organisés de main de maître par deux dignes représentants du GAG, messieurs KOP et DUC. Comme à chaque fois, je me souviens de chaque coup joué.
Mais j’avoue ne pas avoir vraiment envie de faire le détail technique, quand bien même il pourrait y avoir à dire.

 

Après avoir commencé à regarder les dizaines et les dizaines de photos que les membres du GAG ont mis en ligne, après avoir entamé la lecture des multiples témoignages des compétitrices et des teurs aussi, les remerciements de tous aux deux organisateurs, les anecdotes et les éclats de rire, je me rends compte qu’en fait, dans ce genre de rencontre, le coté technique du golf devient finalement secondaire…
Parce qu’après coup, après les coups, ce qui reste c’est l’ambiance, l’atmosphère.
Ce matin, alors que je marchais, non pas vers mon destin mais juste vers la gare, je gardais un air hilare en repensant au putter dont nous a parlé JéJé.
Nous étions tous dans une des deux maisons louées, tranquillement installés en communauté digestive, un verre de rhum déjà légendaire à la main, fait maison par Seb, quand JéJé s’est mis à parler du putter d’une marque inconnue sur le coup, le « Scottish Cameroun » !
Oui les puristes peuvent s’offusquer de l’énormité de cette profonde marque d’inculture mais il n’en est rien. Le JéJé en question est notre vent de fraicheur et c’est souvent qu’il balaie de cette manière si personnelle nos petites certitudes d’adulte parfois un peu trop sérieux avec de grands éclats de rire et ses interventions inopportunes et faussement naïves ont le don de replacer dans son bon contexte la raison de notre présence en ces lieux.
Le plaisir de partager une passion entre amis.
Et c’est si simple parfois…
Bien sur, je pourrais vous parler de mon jeu qui ne fut pas d’un niveau radieux et de certains coups ratés. Mais ce serait faire de l’ombre injustement au seul coup raté qui mérite d’être conté. Celui de Damien qui eu ce talent involontaire d’envoyer un superbe hook 40cm après les plots rouges dans le bunker du départ du 8.
Non, pas un bunker de sable, le vrai, celui en béton germanique des temps révolus, laissé là par l’architecte des lieux pour le souvenir et l’Histoire.
Et je vous assure qu’il faut être doué en hook pour faire tourner une balle aussi vite !
Résultat, je crois que c’est la première fois de ma vie que j’ai éclaté de rire en disant le mot « bunker » lorsque j’ai vu la balle plongé devant.
Et ça, cela surclasse de loin l’ensemble de mes slices du week end…
 
 Il y a eu aussi ce souffle retenu à quatre, quand nous avons vu cette balle filer vers le drapeau du second par3 du parcours le dimanche. Nous étions en plein match play féroce, ennemis deux contre deux et dos à dos mais durant cette seconde nous avons tous espéré la voir continuer, finir ces quelques centimètres vers le trou.
C’est long et si agréable une seconde partagée ainsi…
De partage il y eu, toute cette matinée consacrée aux ateliers petit jeu avec cette équipe aux cheveux roses, ces petits hommes verts, ces grands hommes bleus et ces étonnants hommes rouges.
Cette petite vingtaine de joueurs qui tour à tour tentait de rentrer un long putt, une approche lobée, un coup de wedge sous le vent et qui rivalisait surtout dans le comique de situation que dans le talent de ce sport mal maîtrisé…
Ou bien ces retrouvailles avec Jean Michel Queva que j’ai eu l’impression de n’avoir quitté qu’hier comme cela arrive dans les amitiés vraies, qui est resté avec la troupe au practice jusqu’à la dernière seconde avant son départ en vacances, prodiguant conseils sans retenue, animé par sa propre passion qu’il aime tant partager.
« Il n’est de richesse que d’homme » a dit un jour un philosophe soulignant ainsi que la vraie valeur de certaines choses était déjà en nous. C’est à cela que je pense quand je me rends compte, maintenant que j’essaye de me remémorer tout ce qui s’est passé durant ce week end si riche en émotions, du temps passé par nos deux compère KOP et DUC pour organiser si consciencieusement, si sérieusement ces quelques heures d’insouciance.
Je donnerai bien volontiers d’autres heures de souffrance au practice pour retourner rire ensuite de mes mauvais coups au milieu de toute cette troupe…
 
 
Il y a une quantité impressionnante de photos depuis ce matin sur le forum et il y en a une qui m’a marqué car elle est bien dans le ton de cette ambiance.
Damien (encore lui !) qui travaille son putting, sa bête noire du moment que Lily a figé sur le putting green…avec les canards…
Il y a des canards partout ici, légèrement grassouillets et pas vraiment inquiets. Ils nous observent du coin de l’œil en se demandant pourquoi on s’échine à faire rentrer cette balle précisément sur ce bout d’herbe trop ras alors qu’il est bien plus agréable d’avoir les fesses au frais un peu plus loin…
Sans la sensibilité de Lily, sans son regard prompt à relever ce court moment de partage territorial entre le golfeur et le palmipède, on aurait bien vite perdu de vue la poésie passagère de nos entrainements acharnés.
Et je ne vous parle même pas du héron qu’elle a pisté…
Je crois que je pourrais continuer ainsi bien longtemps encore car chaque souvenir m’en rappelle un autre et déroule tel un fil de laine qui sort doucement du cocon de la pelote les plaisirs partagés…
 
En fait, je crois que je ne suis pas allé à une compétition par équipe sur un des golfs les plus ardus de Picardie, j’étais en vacances…
Loin…très loin.
Quand on rentre de telles vacances, on ne souffre pas du décalage horaire mais de décalage sentimental…
Vous me manquez déjà, vous me manquez encore…
C’est quand le prochain voyage ?
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8 Comments

  1. Merci pour la narration de ce matin ! des moments inoubliables si bien écrits, encore, encore, encore….
    KOP

  2. J'ai raté des trucs! Le bunker au départ du 8… j'ai tout sali mon clavier!

    C'est malin!

    L'important, c'est de se dire à tout bientôt, non?

    Mini Flyette

  3. Super WE à la hauteur de la beauté du golf et la concrétisation d'une amitié commencée sur un forum de fêlés du golf. Cela valait vraiment les KM. En général, quand on attend depuis si longtemps pour un évènement, celui-ci est mièvre par rapport aux attentes, cette fois-ci, c'est le contraire. Beaucoup de fou-rires, de golf, d'images gravées à jamais dans ma mémoire. Même la météo n'a pas mis le bémol à ce WE en nous offrant des aprèm sous le soleil

  4. Tu en as bien de la chance de connaitre autant de golfeurs sympathiques…..ça devait être bien ce week-end!

Ne jamais hésiter à commenter :)