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DERNIÈRE FOIS…

Le golf a cette agréable capacité à vous faire vivre un grand nombre de premières fois.
Le premier par, le premier birdie, le premier mât touché de loin, le premier slice, la première balle noyée, la première ampoule et j’en passe.
Mais il y a aussi, plus rarement, les dernières fois.
La dernière fois que je jette mon club

, la dernière fois que je ne franchis pas les boules rouges en partant des blanches, la dernière fois que je rate un putt d’un mètre et j’en passe là aussi…

Il y a tout de même une vraie dernière fois, celles qui a force d’erreurs vous contraint à accepter qu’il faut bel et bien changer de voie parce que le mur en face est vraiment trop épais pour y foncer tête baissée dix voir vingt fois de suite.
Celle qui, pour commencer, vous vexe un peu, puis brise vos illusions une à une et pour finir un fois l’égo clairement raboté vous lamine tranquillement dans vos dernières certitudes.
Cela faisait une bonne année que j’avais un mur de ce genre devant moi.
 Orgueil, blond, genre masculin… Trois bonnes raisons pour que cela prenne plus de temps que prévu.
Mais ça y est enfin !
Avant la fin du mois j’aurais des têtes tolérantes depuis que la mienne s’est cognée moult fois contre le béton armé de la réalité golfique, avant la fin du mois il y aura au bout de ces têtes des shafts plus légers parce que bon faudrait voir à arrêter d’avoir des clubs fittés avec les mesures de mon égo plutôt qu’avec celles de mon niveau !
Exit les 6.0 de 130g !
Exit le shaft de 75g stiff sur le driver !
Ça suffit maintenant !
Certes, ils ont eu à une époque un rôle que je qualifierais d’orthopédique, ils ont servi à dresser mon swing violent.
Quoiqu’après réflexion c’est surtout Yan « Bosley » Massonnat qui y a contribué.
Pourquoi les ai-je pris alors ?
Un moment d’égarement sans doute, un pari sur une intensité constante de jeu qui n’a pas tenu face à certaines réalités professionnelles.
Oui je dois vous avouer que je ne suis pas payé pour jouer au golf, j’ai un hobby à coté pour manger et payer deux trois trucs et étrangement, ces deux dernières années, c’était un peu plus compliqué que prévu…
Donc je me suis obstiné n’ayant en plus pas trop le choix de faire autrement.
Mais cette année de golf avec le handicap supplémentaire de l’intolérant matériel m’a aussi beaucoup apporté.
Que voulez vous, je suis un incorrigible optimiste qui reste toujours convaincu qu’il y a du bon à retirer de chaque épreuve, de chaque échec, de chaque mur…
Après quelques tests, quelques mesures dynamiques, pas mal de discussions, la solution est arrivée.
Voici la nouvelle liste des 14 sélectionnés pour le championnat 2011 de descente d’index en rappel et sans filet :
Driver : MX700, on conserve la tête car elle, au moins, est bien remplie mais le shaft sera un stiff de 60g à définir, deux pistes sont en étude.
Le Bois3 ne bouge pas, on ne peut pas non plus se tromper sur tout…
Hybride Mac Gregor MT 20°, celui qui essaye de le retirer du sac va entendre parler du pays, j’ai beau avoir tourné et retourné la question dans tous les sens, c’est le fétiche depuis le premier jour et c’est tout, il reste jusqu’à que lui-même me demande sa retraite…
Le H4 MP FLI HI va être recoupé car trop souple et trop long surtout.
Fer 5 à PW JPX800 PRO montés sur DG SL S300, on gagnera facile 20g par club et plus de souplesse sans compter le gain de tolérance avec les têtes. Même si je conserve l’autre série au frais que je ferais regripper sous peu parce que l’air de rien je les adore ces têtes KZG Tour évolution même si elles ne me le rendent pas tout le temps mais je leur dois toute ma capacité à centrer mes coups. On reste sur du stiff parce que je rentre quand même assez fort dans la baballe (vers les 90 mph au fer6)…
Mes trois wedges ? Personne n’y touche ! J’ai passé l’hiver entier à « Pelzer » comme un dingue et cela fait presque deux ans qu’ils m’accompagnent. Je commence à en tirer les bénéfices, je ne vais pas m’en séparer au moment où cela commence à payer. Et des wedges fabriqués par Mister Queva, comment vous dire, on les garde, on les cajole et on leur donne la possibilité de s’exprimer sur un maximum de parcours… 
Putter : changé depuis peu, le Ping Craz E in, la combinaison idéale des qualités de mes deux précédents putters, il a déjà fait ses preuves à Belle Dune, confiance totale avec.
Quelques jours de patience encore et ensuite compétitions à gogo !
Je vais enfin connaître la distance qui me sépare de mon premier Grand Prix !
Au boulot ?
Au boulot !!!!!
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