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LES TROIS P’TIS RATS DE SABLÉ SOLESMES…

Les amitiés naissent ou se renforcent dans l’épreuve dit-on.
J’en ai eu les preuves à Sablé Solesmes.
Dernier parcours de la trilogie touristique de la région des rillettes, profitant lâchement de la fiesta organisé pour le Saint Esprit, nous sommes allés jouer au golf pour tenter de retrouver les nôtres…d’esprits…

En effet, la veille au soir, pour ne pas dire la nocturne précédente, nous avions, tels les apôtres, expérimenté la saine communion de l’esprit du vin, divin pardon, à 5 sous un parasol parce que la pluie avait mouillé le reste de la terrasse…
Au cours de cette nuit de recueillement nous fîmes acte de bienveillance envers notre prochain chacun notre tour et quand vint le mien, allez savoir pourquoi c’est tombé sur le golf…
J’ai donc fait la promesse, face aux éléments mais sous le parasol faut pas abuser non plus, que je jouerai avec mes compères débutants le parcours du lendemain, enfin du tout à l’heure car l’heure avançait, en formule dite du « scramble » dans le but de créer la saine émulation que l’on ne retrouve plus guère que dans les camps scout du haut Jura en février quand on se rend compte finalement que les allumettes ne sont pas si étanches que ça…
C’est donc parfaitement étanche que nous prîmes voiturette à l’accueil du golf le matin, parce que le vent soufflait dru, que les sacs étaient lourds et je ne vous parle pas de nos jambes…
Saine précaution parce que nous nous sommes rendus compte que le poids de la nuit avait eu un impact non négligeable sur le poids des chaussures.
On apprend à tout âge…
Mes amis étant soudainement atteints du mal de la voiturette, c’est vrai que ça tanguait pire qu’une péniche sur le bassin d’Arcachon, je fus d’office nommé conducteur transporteur. Tout était prêt, l’échauffement fait, il était temps de se lancer sur un parcours qui avait été manucuré pour raison de Grand Prix la veille.
 
Le driver toujours puni, c’est avec le bois3 que j’entamais la scrambelienne promenade avec un superbe slice, visiblement le taux de sucre restant dans le sang n’aide pas à parfaire son swing…
Mais qu’à cela ne tienne, puisque nous sommes trois, il n’y a qu’à attendre la meilleure balle d’un de mes deux compères.
Bon on jouera la mienne alors…
Fort heureusement la partie ne fut pas comme cela et cela aida grandement mon propos de la veille où j’avais soutenu que quelque soit le niveau des joueurs, avec cette formule, chacun pourrait apporter sa pierre, son swing, son putt, son approche à l’édifice du score final et ce fut ainsi que cela se passa pour la plus grande joie du trio.
Nous prenions les mauvais coups avec légèreté, nous analysions en direct nos erreurs, nous nous motivions avec les bons mots du jour…
      Vas y lâche les chevaux !…Ah non ça c’est un poney…
Nous avons essayé autant que faire ce peu d’être pédagogue et imagé dans le verbe afin de permettre à chacun de trouver matière à progression sur le parcours et dans son jeu…
Mais la leçon importante de ce jour reste tout de même liée au nombre d’heures de sommeil nécessaires pour la réussite d’un parcours.
Surtout quand il y en a eu déjà deux avant sur les deux jours précédents !
On y retourne quand les p’tis rats ?
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