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LE COUP DE REIN, PAS POUR RIEN…

Pendant que les professeurs Le Gac et Massonnat sont en promenade au Pro Am de Paris, je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager comment j’ai franchi, grâce à Ronan Le Gac, un nouveau pallier technique pas plus tard qu’il n’y a pas longtemps.

La technique au golf c’est comme un escalier qui monte, on y arrive pas à pas.
Mais on ne sait pas combien il y a de marches pour arriver à l’étage des swings constants, c’est juste ça le problème.
La semaine dernière je démarrais une séance de 5 leçons avec Ronan parce que cet hiver je n’ai pas eu la possibilité de la faire. C’est un peu une tradition chez moi, le genre à acheter un truc qui me plait, de repasser le lendemain devant le magasin pour voir que les soldes n’ont pas commencé la veille mais ce jour là…
Donc je prends des cours en pleine saison des compétitions, c’est comme ça, mais au moins j’en prends c’est déjà pas mal.
La semaine dernière, nous voila partis avec Ronan dans la série de leçons et pour commencer, séance d’observations multidirectionnelle du swing.
Je l’ai senti dubitatif quand même au début, du genre à s’étonner que les balles réussissent à partir…
Au bout d’un petit quart d’heure, premier verdict, je ne suis pas assez stable et tonique au niveau du genou arrière sur le backswing.
Allons bon…
Et comment on corrige ça ?
À peine la question posée que me voila avec une balle en mousse entre les jambes et vas y mon petit tu swingues sans qu’elle tombe s’il te plait…
Et Bah v’là aut’chose !
Et pourtant ça marche, bien même !
Donc lundi, après avoir passé une partie du week end au practice avec le seau de balles entre les jambes pour faire marrer mes voisins de tapis, je revenais tout content pour ma deuxième leçon avec une première révélation.
La baballe en mousse ça fonctionne bien mais changer de chaussures ça fonctionne aussi !
Oui, j’avais lors de ma première leçon des chaussures trop larges et les pieds glissaient à l’intérieur, ce qui ne facilitait pas la stabilité au backswing, l’œil du pro avait vu juste donc et l’exercice m’a permis de comprendre que ces chaussures, décidément…
Donc, second cours avec ma seconde paire de chaussures et on recommence avec le quart d’heure dubitatif.
Y’a un problème, perte de puissance dans l’attaque du downswing.
Allons bon…
Et comment on corrige ça ?
Viens taper dans un pneu mon gars sans que le club rebondisse.
Ouch !!!!
Ça rebondit !!!
C’est parce que tu le fais pas bien…
Ah…Bon…
Et là-dessus voila t’y pas qu’on finit par trouver la subtilité qu’à mon corps défendant j’avais mis en place pour m’abuser moi-même tout seul…
Dans l’attaque du downswing, les hanches tournent, si je vous assure c’est préférable.
Les miennes tournaient, ça pas de problème. Mais passivement. J’entends par là sans produire de puissance. Ma hanche avant tournait pour « effacer » le bassin et laisser passer les bras parce qu’après tout au bout y’a un club sensé arriver aux abords immédiats de la baballe qui dormait tranquillement.
Mais s’effacer ce n’est pas produire de la puissance…
Donc Ronan me fait prendre ma poche droite de pantalon avec la main gauche, (faites des croquis en même temps c’est plus simple pour suivre) et me demande de swinguer avec juste le bras droit mais arrivé en haut du backswing, je dois tirer la poche pour envoyer la hanche arrière (avec une rotation c’est préférable sinon le résultat va être étonnant) qui elle va entrainer le bras droit avec un surcroît de puissance.
Bingo, ça marche !
Bon, on a vite cessé le truc de la poche parce que sinon y’avait de la couture à faire le soir…
Désormais j’envois donc la hanche arrière au lieu d’effacer la hanche avant, je fais une meilleure connexion du coude du bras arrière dans l’attaque du downswing (ça va les croquis c’est bon ?) et je suis plus solide dans la traversée de balle avec mes poignets et grâce à ça le pneu bouge et en plus le club reste collé en appuis dessus !
Miracle de la science de l’observation du professionnel qu’est Ronan dans le cadre strict de ce practice militaire.
Il est temps de rentrer, mais bon, je suis en tenue, pour rentrer je repasse devant le golf de Villennes (mais si je passe devant je vous assure, faut juste dépasser un peu la maison et c’est dans la continuité en faisant demi tour 8km plus loin) donc je me dis qu’il serait bon de travailler un peu l’automatisation de la leçon, ce que j’ai fait pendant 3h histoire d’être sur que c’est bien fixé…
Ah il n’y a pas de seau de pneus, tant pis je vais le faire avec des balles alors…
On n’est jamais trop prudent avec les fixations…
Par contre, pour le prochain cours, si je suis mal aligné je me demande s’il ne va pas me poser une poutre en chêne sur les épaules et me demander de swinguer avec, allez savoir, créatif comme il est le Ronan !
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