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L’OPEN DE LA MALFAISANCE N°2…LIMÈRE…

Or donc, nous voici au lendemain de la commémoration de la prise de la bastille que nous avons fêté dignement. Oui, sans ces « sans-culotte », il nous eût été impossible, 222 ans après (si j’ai compté !), de prendre ne serait-ce que le départ du tee n°1 à Limère, culotté ou pas.

Quand on pense que les « sans culotte » ont prit la Bastille et qu’aujourd’hui c’est écrit « tenue correcte exigée » devant les golfs, l’esprit révolutionnaire a bel et bien disparu ma bonne dame…
Limère : On fait connaissance
Qu’a cela ne tienne, nous voici au départ, toute la troupe réunie avec le starter qui nous ordonne d’une part de ne pas trainer sur le parcours, sans doute y’a-t-il un joueur qui a un train à prendre et d’autre part de nous amuser, youkaïdi mais pas youkaïda on n’a pas le temps.
Outre la découverte du parcours c’est aussi l’occasion de faire connaissance avec de nouvelles figures virtuelles du GaG. J’ai enfin pu suivre le swing délicat de Christine, femme de courage et de dévouement puisqu’elle vit avec un homme qui porte parfois des pantalons à carreaux aux couleurs chaudes. Éric aussi, qui ne porte pas de carreaux mais son sac délicieusement rempli de clubs exotiques que j’ai eu le grand honneur de pouvoir tester tout en goûtant au plaisir de sa compagnie, ajoutez à cela la présence du légendaire Minifly, appelé aussi le « Far Ouest » car il aime bien les gâteaux bretons, et tout est idéalement assemblé pour faire une belle partie et mettre un point au bout de cette phrase trop longue.
C’est donc sous une température estivale et quasi caniculaire comme on dit dans les milieux autorisés que nous avons jaugé, tels les éclaireurs des temps jadis, les forces en présence et accessoirement la position du drapeau sur chacun des greens voir, pour les plus intrépides, le meilleur moyen de parvenir sur les greens en question.
L’endroit est plus vert qu’à Sologne, plus « manucuré » aussi et d’une certaine manière plus franc, les bonnes mises en jeu sont récompensées et les mauvaises pas forcément sauf pour les dresseurs d’écureuil mais tout le monde n’a pas dans son sac deux ou trois de ces bestioles prêtes à grimper aux arbres pour vous renvoyer discrètement le slice sur le fairway voir sur le green pour les mieux éduqués.
Une fois cette première phase stratégique terminée, nous pûmes (j’adore utiliser l’accent circonflexe alors je m’arrange) retourner au « 511 », le lieu à la mode dans la région afin de vérifier une nouvelle fois la qualité des mets que Charles avait rapporté dans sa glacière grande comme un frigo américain.
Mais surtout.
Mais surtout.
Assister au tirage au sort pour déterminer les parties de l’Open du lendemain et aussi connaître la formule de jeu choisie…
Le tirage au sort est une chose bien trop sérieuse pour être confiée au hasard, et nous en eûmes (chic encore un !) la magnifique démonstration ce soir là.
 
 Minifly et Gilles, piliers moraux de cette compétition n’ont pas hésité à se connecter, à leurs risques et périls, aux ondes alentours afin de capter les indices nécessaires à un choix équitable…
Choix qui fut naturellement approuvé par l’ensemble des participants, personne n’aurait osé penser un instant à une manipulation trompeuse, nous étions tous les témoins ébahis que c’était bien les astres et les ondes cosmiques qui étaient directement la cause de la sélection des équipes…
La formule de jeu par contre fut le fruit d’une mûre (et hop !) réflexion, un large comité directement lié à la noble assemblée du R&A a planché sur la chose.
Et ce n’est que grâce au talent pédagogique exemplaire autant qu’indiscutable de notre « breton au bob » que nous partîmes confiants et instruits le lendemain pour la compétition.
Je vous donne son nom si vous souhaitez la mettre en place, c’est un « Gagsome ».
Malheureusement, n’ayant pas le talent nécessaire, je ne puis vous livrer ici les clefs pour l’appliquer chez vous, croyez bien que j’en suis profondément navré…
Limère : l’Open
Après cette soirée studieuse et gustative, après une bonne nuit de sommeil, après la session de practice indispensable à tout sportif digne de ce nom, nous revoici au départ du 1 de rouge et de blanc vêtus (facile). Starter Jovial est encore là, nous conseillant cette fois ci de jouer au pas de course plutôt qu’à cloche-pied…
Les couleurs de l’Open ont été choisies pour des raisons historiques et finalement assez simples, mais c’est surtout qu’il n’y avait que très peu de rosé à table…
La météo, seule variante dont le hasard sait encore rester maître, restera clémente ce jour là, moins de chaleur mais plus de vent, voila qui n’est pas pour déplaire.
Je ferais équipe à Albane, joueuse émérite et débutante, notre partie est complétée par un duo de choc, « Éric et ses clubs rien qu’à lui que j’aimerai bien avoir aussi » et « Thomas et ses distances bien à lui que tout le monde aimerait bien avoir aussi ».
Thomas swingue loin mais j’ai réussi à le dépasser, bon ce fut mon meilleur drive et lui  sécurisait son hybride 18°, mais quand même !
Blague à part, maintenant c’est certain, je ne veux pas me réincarner en balle de golf maintenant que j’ai vu ce qui peut leur arriver…
Nous jouons selon la formule consacrée du Gagsome et cela se passera très bien.
Blague à part bis, mon jeu a franchi un pallier ces derniers temps, j’ai de plus en plus confiance dans mon swing, je relâche mieux, je reste désormais calme et posé dans ma stratégie et mes ratés techniques sont bien mieux gérés qu’avant.
C’est donc plein d’espoir que nous retournâmes (un de plus, je suis pas loin du record) au « 511 » pour la remise des prix, le cocktail de la remise des prix, le « Give and Take », tradition des plus plaisante, le cocktail du G&T, l’apéritif et le dîner.
Mais ce soir là fut déclaré soir de fête alors nous sommes sortis tous ensemble dans un restaurant gastronomique, enfin dit « gastronomique » car le seul point positif de cette soirée fût d’avoir dîné (deux de suite !) à l’abri d’une pluie battante et rageuse…
Limère : les matchs play du dimanche.
De retour sur le tee n°1 de Limère, Starter Jovial, qui ne se repose jamais, nous conseille du haut de sa voiturette de faire de même en poussant nos chariots plus vite dans les montées…
Dans tout groupe dit sociabilisé il peut y avoir des frictions, c’est pour cela que nos rencontres se terminent à chaque fois par quelques duels sur le vert afin de ne point se bloquer dans l’amer.
J’ai appris par exemple que le monsieur qui drive trop loin affrontait le maître des écureuils. Le plus fort a gagné en assommant les bestioles d’entrée de jeu, les pauvres bêtes n’ayant pas le temps d’éviter les missiles hybrides…
En ce qui me concerne, le combat fut différent cette fois ci puisque nous décidâmes (et toc encore un !) d’affronter le parcours à 4 selon la formule du 4BMB. Mission presque réussie avec un score final de +2 et une petite fierté pour moi puisque 9 de mes scores furent retenus sur les 18 possibles. 
Point d’excuse je recherche pour le score global que nous aurions pu réduire bien plus mais il faut dire que ce quatrième parcours venteux et un peu humide fut bien plus fatiguant que les autres, la faute sans nul doute au restaurant de la veille, seul moment où nous avons confié nos appétits à un prestataire extérieur plutôt qu’aux mets maison de Charles ainsi qu’aux boissons énergétiques et bio des divers comparses aux coffres de voiture chargés…
Parcours fini, nous nous retrouvâmes donc pour des adieux déchirants comme il se doit étant donné que nous ne pouvions nous retrouver avant 24h sur le forum, un petit tour via les petits poissons rouges du lac et il est temps désormais de repartir dans les bouchons…
Non les routiers, n’allez pas croire ce que je n’ai pas dit…
Et……Surtout…..Merci Seigneur Paglop pour cette superbe organisation sur vos terres et la bise à madame qui, nous l’espérons tous se porte mieux 🙂
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2 Comments

  1. ah ben ça faisait longtemps que je ne tais plus passée, mais je ne regrette pas d etre venue!!
    excellent recit, mais comment joue t on en Gagsomme, je trepigne de le savoir!!

    bizzzzzzzzzzzzzz
    lau

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