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LES CANARDS DU PALMERAL…

 
Oujda.
Où ça ?
Oujda, Maroc, côte méditerranéenne.
Une semaine dans les grandes chaleurs du Maghreb histoire de prendre un peu de repos en cramant nonchalamment. Bien entendu le consensus a été établi à l’avance, huile solaire d’accord mais golf pas loin.

 

Il y en avait un, indiqué sur le site de l’hôtel 25 étoiles et 25% de réduction, il était même écrit que tout était louable sur place. Je n’ai donc pris que chaussures et tenue, voyageons léger, la poterie traditionnelle du coin pourrait sans doute peser lourd au retour. On ne sait jamais, avec les consensus…
Une fois sur place, il me faudra quand même 3 jours pour comprendre que l’on n’est jamais si bien servi que par soi même. Via le bus qui passe « environ » toutes les 30mn aux abords de l’hôtel et « peut » stopper non loin du golf, je pars donc me renseigner sur place.
Je suis reçu par monsieur l’ingénieur agronome lui-même, mais il préfère qu’on l’appelle Alex, c’est plus rapide. Le golf qu’il bichonne a à peine 3 ans et n’est pas « totalement » achevé niveau infrastructures. Les abords de certains trous ne sont pas faits, les moustiques en profitent, les finitions ne sont pas « abouties » comme on dit…
Bon, Alex m’a expliqué que non loin de là, une superbe clinique est achevée mais il n’y a aucun malade dedans pour la bonne et simple raison qu’il n’y a aucune route pour y accéder et aucun parking pour s’y garer…Je commence à comprendre le sens du mot « récent » dans la région…
Mon enthousiasme reste néanmoins intact, trouver un golf qui a 3 ans pour fêter mes 3 ans de golf, il me faut absolument le jouer ne serait ce que pour le symbole de la coïncidence voir le hasard de la destiné pour les plus mystiques.
Alex me donne une carte de score, je vois un départ « Or » la classe et un départ « Pro » le chic. Le pro semble être un départ blanc mais ils ne sont pas finis, ce sera donc Or…
Enthousiasme, hasard, destinée, consensus, coïncidence, en avant !
En avant pour rentrer à la piscine de l’hôtel surtout car il fait déjà 38°, 20mn après avoir testé la série de prêt R9 toute belle car Alex n’a pas le temps de jouer.
Je prends assez facilement rendez vous pour un départ le lendemain, la clientèle locale, pour cause de ramadan caniculaire préfère nettement s’adonner à des activités plus spirituelles que de taper dans la baballe en plein cagnard sans avoir le droit de boire une goutte d’eau jusqu’au soir…
Départ à 14h30 quand même, ceci pour des raisons de consensus, d’heure de réveil, d’heure de la séance de spa, sauna, hammam, gommage sauvage au gant de chèvre bio du Pérou occidental et de la demoiselle qui me supporte et qui voudrait enfin découvrir pourquoi j’aime jouer à ce jeu étrange qui consiste à taper traverser une baballe blanche avec des « trucs » en acier pour l’envoyer vers un trou placé trop loin à chaque fois.
Le jour tant attendu arrive enfin. Bouteilles d’eau dans le sac, tenue blanche la plus légère possible, voiturette sans toit panoramique ça vaut mieux, les salutations de désormais « madame » la directrice (toutes mes félicitations, j’espère que le mariage s’est bien passé) et en avant !
Le Palmeral golf de Saidia est un par72 avec 5 par5 et 5 par3, comme à Guerville. 5629m, 3 par4 de plus de 360m, les autres autours de 300m, inutile donc de sortir la grosse babatte à tout bout de champ…
Il fait très chaud comme prévu, il n’y a pas grand monde comme prévu, tiens je te donne 3 balles trouvées sur le parcours ce sera moins cher que les Pro V1 et pour les sous, va jouer on verra ça à la fin…
Un parcours technique, à ne pas brusquer, des greens plutôt petits et bien roulants, de l’eau bien placée, des virages bien virés, un programme court mais pas de tout repos !
Étrangement, quand on décide de ne pas prendre de risque sur le choix du club de départ mais que l’on y va sans crainte, bien relâché avec le club choisi, le reste se passe plutôt bien. Je ne connaissais pas la série R9 mais c’est tolérant, deux wedges au lieu de trois donc on travaille le dosage, des moustiques sur la partie non finie donc on travaille le mental avec les Bzzzzz Bzzzzz dans les oreilles quand vient le moment du backswing…
Quelques beaux trous, un par3 en île très bien dessiné, un par4 qui tourne à 90° autours d’une pièce d’eau dont le green est attaquable au driver pour les plus téméraires. Je l’ai tenté, non que je sois téméraire, je suis juste inconscient mais c’est passé et le putt pour eagle est passé tout près !
Une superbe promenade sur ce jeune golf avec mon golf encore jeune.
Et cela s’est bien passé point de vue chiffre.
+4 en tout, +5 à l’aller et -1 au retour, 7 green en régulation, 18 putts à l’aller et simplement 10 au retour.
Je pense que c’est du à la chaleur, j’ai évité tout effort superflu, j’étais pas relâché, j’étais liquide !
Mais ça aide !
L’an prochain, le golf sera tout beau tout propre, si vous passez dans le coin, allez y faire un tour, vous serez reçus comme des princesses et des princes…
Pour conclure, si vous allez jouer là bas, quand vous serez sur le 17, le dog leg à 90°, regardez dans le petit lac, vous verrez ce que vous croirez être des poules d’eau mais ce sont des CANARDS !
Oui, Madame la Directrice, soucieuse de l’environnement et de la faune locale s’est rendue compte qu’une cane venait de pondre dans les herbes de l’obstacle d’eau avant qu’il ne soit rempli, ils ont donc du attendre tout le temps de la couvée pour faire le plein. Je vous assure qu’elle a eu le temps de s’assurer que malgré leur plumage sombre et leur aspect fin, ce sont bien des canards…
Maintenant, reste à trouver une compétition qui colle avec une phase de canicule dès mon retour et tout devrait bien se passer…
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