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CHEZ MÔMAN…

 Chaque année, en été de préférence, j’aime faire une halte plus ou moins longue chez ma Môman.

Et oui c’est comme ça, j’assume entièrement.
Et depuis trois ans, en plus des valises, y’a l’sac de golf dans la voiture pour que je montre à ma Môman comme je joue bien.

La méthode est simple, je me plante sur la terrasse avec un fer moyen et je fais mon plus beau « swing coupe mauvaise herbe » devant Môman et Môman me dit que mon swing est très joli mais que je dois quand même faire attention aux autres arbustes qui ne m’ont rien fait.
Et chaque année, je fais en sorte de visiter un golf dans les alentours.
Dans la Drôme.
Parce que la terrasse n’est quand même pas bien grande…
Cet été, ce fut le golf de Valence Saint Didier qui est passé à 18 trous.
5855m départ blanc, slope 134, par 71, un par3 à la place d’un par4.
Juste après le petit mais costaud parcours du Maroc, un bon test avec mes clubs cette fois ci avant le retour aux compétitions de la seconde partie de la saison.
Départ 9h30, un peu moins caniculaire qu’au Maghreb.
Je serais en duo sur l’aller avec un joueur de la région qui connait le parcours.
Plusieurs passages clefs de mon trio de livres sur le mental en tête, ce qui est plutôt une bonne chose de les avoir là.
Le régional de l’étape est 18/19 d’index et joue des tees jaunes, moi des blancs.
Il fait le guide de façon très serviable en passant son temps à m’expliquer par le détail les dangers de chaque trou, il s’énerve contre lui quand il rate un coup, il n’a pas réellement une routine en place, il cherche quelque soit la distance à faire à obtenir les greens en régulation.
Ça me rappelle quelqu’un ça…
Moi.
C’était avant. Avant de lire, de comprendre, de relire, de comprendre de nouvelles choses, d’appliquer, de relire encore, d’appliquer à nouveau, de confirmer, de recommencer parce qu’on ne se remet jamais assez en question quand on débute.
On veut savoir avant d’apprendre, on veut réussir avant de rater, on pense que nos meilleurs coups au practice seront notre moyenne de référence sur le parcours.
Et bien ça ne marche pas comme ça.
Enfin pas pour moi.
J’ai buté contre un mur, puis le suivant, puis celui d’après jusqu’à ce que je commence à comprendre que certains de ces murs, je les avais construis moi-même…
Depuis ça va beaucoup mieux, merci docteur !
Je commence à comprendre cet état d’esprit et de corps que l’on a tant de mal à décrire quand on fait le « super » coup.
Je commence à comprendre les chemins qu’il ne faut pas emprunter au risque de perdre son swing et, ou, non, et, son calme…
Je commence à appréhender le golf dans sa globalité, la technique, la stratégie, le mental.
Je commence surtout à me rendre compte de tout le chemin qu’il y a à parcourir encore.
Ça tombe bien, j’adore les longues randonnées !
Résultat, mon jeu à Valence fut encore prometteur.
Aucun 3 putts, 9 fairway sur 13, 6 GIR, 30 putts en tout et 1.45 putt sur mes 11 GIR+1, le petit jeu se consolide. Un score global de +7 avec un double bogey assez rigolo sur un par5 et 5 bogeys pas dramatiques. Le par global sur les 5 par3, ça j’aime beaucoup.
Maintenant, comme dirait l’autre, faut confirmer en compétition.
C’est le programme à partir de tout de suite et jusqu’à la fin de l’année.
 
Objectif ?
Et bien ce ne sera pas un objectif chiffré cette fois ci parce que finalement, l’index est la conséquence d’un travail et non le but visé à mon avis. Enfin, pour moi, je pense que cela sera un stress de moins.
L’objectif donc en compétition : routine, lucidité.
Ça commence le 29 sur l’Albatros !
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2 Comments

  1. j avais quelques articles de retard……mais la lacune est comblée avec grand bonheur !

    GillesB

  2. Le niveau devient vraiment intéressant, semble-t-il, l'approche mentale semble être un atout qu'il va aussi falloir que j'approfondisse, j'ai hâte de lire ton compte rendu de ta compet' du 29!

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