LE JOUR DU SAIGNEUR…

Parmi la collection d’images d’Épinal se rapportant au golf, celle qui ressort le plus dans l’imaginaire collectif c’est le golfeur solitaire en plein swing sur le fairway, un ciel immaculé qui caresse une dense forêt en fond, un green orné de bunkers en léger contrebas.

Débrouillez vous maintenant pour la trouver sur Google celle là.
Toujours est-il que quand vous cherchez des images de golf, vous tombez souvent sur le « lonesome golfeur » au milieu d’un parcours sublimé au naturel assourdissant (c’est de la poésie) baigné dans une lumière qui nous pousserait à croire qu’il serait temps de déménager à Épinal.
Sauf qu’en cette dominicale matinée je n’étais pas à Épinal mais…ailleurs.
Ah…Presque trouvée….
Loin des pensées liturgiques qu’il serait de bon ton de croire en ce jour de repos Avé Maria gloria Mundi et tout et tout, je me suis retrouvé, en plein entrainement Pelzien (le correcteur Windows vient de me proposer pelvien, quel scandale) entouré d’une nuée de bonsaïs sur pattes à peine plus grands qu’un tee de driver mais déjà plus bruyants qu’un singe hurleur un jour d’alerte.
Je sais qu’il y a des pères aimants qui me lisent, je sais bien que j’ai même écris sur la beauté de l’amour paternel et du partage de la passion golfique mais bon pas aujourd’hui.
Aujourd’hui j’étais en crise de manque d’approches lobées aiguë et même si je ne suis pas énervé alors que je ne fume plus depuis une semaine, j’avais espéré me rassasier de bon matin dans un calme bucolique comme dans les photos des magazines. 
Certes j’avais dans mon sac du scotch solide type Chatterton mais quand bien même il s’avère efficace pour obtenir le silence total, il reste très critiqué au sein des adeptes de la pédagogie familiale douce d’après mai68…
J’ai donc, la mort dans l’âme, opéré un demi tour diplomatique et silencieux tout en pensant que si un jour je devais, comme certains de mes amis, me lancer dans l’élevage d’êtres humains miniatures, je ferais en sorte de leur apprendre quelques bonnes manières de base avant m’en débarrasser lâchement en les envoyant en grappe en école de golf le temps pour moi d’aller faire mon parcours comme sur la photo sans m’inquiéter outre mesure des bruits du gadget en question que pour une fois je n’aurai pas à supporter puisque le parcours est loin du practice !
Bon alors quand est ce qu’ils sont à l’école les bidules que je retourne m’entrainer tranquillement…
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