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L’AIGLE À TROIS TÊTES…

Mais si ça existe, enfin ça a existé samedi en tout cas…
Comme tout bon mardi gras qui a lieu un samedi, Arnaud (Balbinou pour les intimes) nous a organisé la dernière compétition hivernale par équipe sur l’Aigle et en scramble, cette belle formule qui fait l’unanimité de l’entière moitié des golfeurs.

C’était la dernière des trois compétitions du SWAAT, la tradition voulant qu’après celle-ci, le printemps pose sur nos fairways la douce chaleur des premiers rayons d’un soleil trop longtemps disparu dans les méandres fourbes d’un hiver au cœur froid au milieu de vents rigoureux fouettant sans pitié de ses gouttes glacées les visages fragiles et mal protégés.
En gros on se pelait grave depuis un peu trop longtemps cette année…
J’aime beaucoup les compétitions par équipe et en scramble de surcroit car elles sont sources d’émulation sans limite et de choix stratégiques passionnants pour qui aime à se remettre en question.
Oui quand on commence à faire des phrases en travaillant le style et la forme c’est que le fond n’était pas reluisant et je ne parle même pas du score…
Mais ne soyons pas négatif, il y eut beaucoup à retenir de ce samedi.
Tout d’abord la joie, que dis je l’infini plaisir d’avoir fait la connaissance de nouvelles personnes.
Maïlys, damoiselle énergique et souriante, femme de tête et capitaine d’équipe à partir du trou numéro 12, une grande meneuse d’hommes et je pèse mon mot.
Philippe, damoiseau énergique et souriant, homme de tête et pas capitaine d’équipe, même pas avant le 12 parce que la place était déjà prise et qu’il était galant, je crois même qu’il l’est toujours.
Notre trio avait l’immense responsabilité d’ouvrir le bal. On part devant avec les piquets et les pancartes du concours de drive et on ne ralentit pas la noble assemblée qui nous suit…
Il ne fait plus froid mais juste frais, il est 10h30, tout le monde est passé par le practice, une ou deux petites grattes sans conséquence pour mes deux partenaires et c’est parti.
Dans une équipe, au golf, il est indispensable de bien se connaître niveau points forts et points faibles, savoir qui démarre les mises en jeu, le putting, les coups spéciaux car le premier qui va jouer va « donner le ton ».
Là le ton fut donné d’office, on a joué la balle qui nous a le moins fait rire après la mise en jeu pour réussir l’exploit de jouer le troisième coup de ce par 4 sans obstacle…en aveugle…
Le golf étant un sport trop facile en scramble, nous décidâmes donc de démarrer par un bogey histoire de donner du piquant à l’aventure.
Toujours est-il que, ne nous connaissant pas golfiquement parlant et si peu socialement parlant, nous profitions des moindres moments sans swing pour combler cette lacune source de tant de silences gênants, même dans les meilleurs pince-fesses parisiens…
C’est grâce à cette communication sans faille et sans heurt que nous avons pu rapidement établir, autours du trou numéro 15 je crois, que le moteur de réussite de notre trio allait être le suivant:
« Vas y mon gars, transcende nous ça ! »
Je vous explique.
Après avoir testé les différents ordres de jeu en fonction du coup à jouer, du mental et de la forme du joueur à l’instant « T », nous nous sommes rendu compte que si et seulement si les deux premiers rataient franchement leur coup, le ou la troisième réalisait un coup superbe.
La grande difficulté ne fut donc pas de trouver qui allait réussir mais qui pensait qu’il réussirait pour rater totalement le moment venu…
C’est d’ailleurs dans ce souci d’obtenir la certitude du raté que les deux qui ne jouaient pas n’hésitaient pas, à l’aide de procédés variés et créatifs, à troubler la concentration du partenaire à l’adresse.
C’est pourquoi il nous fallu au final 5 bogeys pour trouver 2 birdies mais nous avons trouvé notre ordre de transcendance et ça, ça vaut toutes les premières places des podiums.
J’ai cru comprendre que d’autres équipes suivaient des stratégies totalement différentes mais je suis certain qu’elles devaient être beaucoup moins drôles…
Toujours est il que c’est dans cette ambiance détestable faite de rires et de blagues que notre capitaine a envoyé une mine sur le fairway du concours de drive et qu’elle a remporté le prix !
Les prochaines compétitions hivernales n’étant pas pour tout de suite, j’espère que nous pourrons trouver le temps de parfaire cette stratégie qui nous fera atteindre, j’en suis convaincu, les plus hauts sommets des podiums…
Sur ce, il serait temps que je reprenne l’entrainement de façon un peu plus sérieuse parce que c’est pas comme ça que l’index va passer sous les 8 !

NDLR: Photos non contractuelles, avec l’aimable autorisation des victimes… 😉

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