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GRAND PRIX DE BETHEMONT, LE RETOUR DU BOIS…

Après la communauté de la Reco, les deux tours, voici le retour du bois.

Comment ? Tolkien ? Non vraiment je ne vois pas…

Le retour démarre avec un court par4, dog leg gauche très fermé de 340m, un petit 200m à faire pour avoir une attaque de green sereine. À la reco j’avais mal joué le bois3, il y a encore et toujours du vent, ce sera donc driver « en contrôle » les deux tours. Le samedi un PW suffira, le birdie est manqué, le par assuré. Le dimanche, pas rassuré, je joue mal le fer9, approche deux putts, bogey.
Direction le 11. J’ai bien compris à la Reco comment jouer ce gros par5 en double dog leg de 510m et pourtant, autant samedi que dimanche, bien que la mise en jeu ait été correcte, mon second coup a été désastreux, je me suis laissé berné par le dessin du trou avec ses grands arbres impressionnants. Double bogey samedi et bogey le lendemain.
Le 12 est Mon trou perfide de ce parcours. Mental bas au sortir du 11, le 12, par4 de 325m, le plus court du parcours, dog leg gauche donc dans mon slice au cas où, de l’eau 220m donc inutile d’être agressif… triple bogey deux fois de suite ! Balle perdue au départ et mauvaise gestion de la Prodef ensuite. Il y a clairement des progrès à faire ici !
Étrangement, sur le par3 du 13 de 160m avec de l’eau sur tout le coté droit, trou sur lequel j’avais une appréhension au départ, cela a été le par deux fois de suite, belle sortie de bunker et un putt le samedi, régulation et deux putts le dimanche.
En avant pour le dernier par5, le 14, dog leg gauche de 490m mais le dog leg se situe comme pour le trou n°8 à 380m du départ… Lors de la Reco, Davide qui connait le parcours comme sa poche a insisté sur l’inutilité du driver au départ puisqu’il est quasiment imprenable en deux coups. J’essayerai quand même tel un Icare inconscient des temps modernes et pour finir je me noierai l’Icare dans un verre d’eau avec deux fois bogey…
Direction le 15, par4 en dog leg droit un peu montant, un peu long, un peu bunkerisé à gauche avec un green un peu très bien protégé. La particularité du départ du 15 est de servir de terres d’accueil aux balles qui partent du 16. Samedi j’y ai même vu un motard en ballade ! Laurent a fait le détour pour venir m’encourager, m’apporter de l’eau fraiche avec et sans bulles, une vraie et belle surprise !
Sous le coup de l’émotion sans doute je suis allé faire un tour dans le bunker, j’ai ensuite manqué ma sortie pour finir sur un double bogey mais je me suis repris le dimanche avec un par.
Nous voila au 16, la fin est proche, la fatigue est là, l’attente aussi car il y a bouchon pour cause de départs aléatoires sur ce par4 étroit de 375m qui démarre des Andes sur 200m pour finir dans le bassin Parisien. Le temps de prendre une photo souvenir avec Laurent samedi et de faire 3 putts pour bogey deux jours de suite, direction le dernier par3.
155m pour le 17, départ un peu surélevé, des arbres à droite et à gauche mais bon, ici il y en a partout des arbres donc… fond de green le samedi, le fer6 est nickel, putt pour birdie qui rentre. Entrée de green le dimanche, fer7 joué trop vite, balle perdue à droite, bogey sur la suivante, 4 coups de différence en deux jours sur le même trou, ça picote un peu…
Direction le final, ce beau par4 de 360m en montée, de l’eau sur la moitié gauche du fairway, un arbre mort hypnotique à droite et là haut, au pied du clubhouse un green étrangement plat sur lequel les balles, pourtant, ne tiennent pas très bien…
Le samedi, un bon drive, un coup de fer un peu long, approche mais deux putts pour un bogey, le dimanche, allez savoir pourquoi, un superbe quick hook dans les arbres avant la pièce d’eau. Je vais regarder sans trop d’espoir, je dois être le seul à avoir visité ce bout de forêt. Je ne retrouve pas ma balle bien entendu mais j’en trouve 5 autres en 2mn… Ma Prodef se colle dans le rough devant l’arbre, je cogne l’arbre ensuite, je joue un fer8 tenu qui tombe derrière le mât sur le fringe et je rentre le putt de 5m pour sauver un double bogey désagréable…
Une fois rendu la carte je suis reparti sur le parcours suivre Pierre, Serge et Théo.
Bilan de cette première expérience avant l’heure :
95 (+23) le samedi, 92 (+20) le dimanche.
Si je fais un Eclectic je trouve 84 (+12). Cette grosse différence est due à une mauvaise préparation, du moins à pas de préparation du tout surtout. Certes j’ai appris au dernier moment que j’avais le laissez-passer mais cela fait plusieurs mois (comme l’a justement souligné Folgan dans les commentaires de l’article précédent) que je vise cet objectif de jouer un Grand Prix…
Je suis resté focalisé sur le fait d’aller vivre une expérience et d’en tirer des enseignements pour le jour où je jouerai en GP sauf que j’ai pourtant bel et bien joué en GP ce week end. Ce n’était pas pour de faux, c’était pour de vrai, le 0.1 en plus sur mon index le prouve…
Bon, je ne vais pas on plus faire une séance d’auto flagellation pour un 0.1 car il y a bien plus de positif que de négatif à retenir sur ces trois jours.
J’ai « fantasmé » pendant des mois sur les Grands Prix et, ô bonheur, la réalité est à hauteur du fantasme, point de déception, j’adore ça ! La pression du Strokeplay, le parcours préparé, les partenaires motivés, le bruit de la balle qui tombe, non pas dans l’eau, dans le trou…
Mais comme on ne reçoit pas une Wildcard à chaque coup, je vais vite retourner en compétition pour obtenir le sésame officiel, l’index sous les 8 !
Si ça se trouve, il y a bientôt une compétition de classement à Bethemont…
J’en veux encore !!!!
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4 Comments

  1. Le 9 septembre pour la prochaine de bethemont 😉 J'aime ce parcours pour son exigeance, Langer en a fait un vrai parcours de fer, et c'est plaisant, pourtant je suis plutot un long frappeur…
    Tu es le bienvenu pour retenter ta chance sur le parcours, en tout cas le 9, la preparation sera toujours bonne, bien que peut etre un peu moins au cordeau 😉
    Et le depart du 1 sera surement placé comme los du 2e jour du GP, non pas du 1er 😉

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