GRAND PRIX DE BETHEMONT, LES DEUX TOURS…


 Je l’ai eu ! Mon précieux !

54 trous joués en 3 jours dont 36 en Strokeplay sur un parcours préparé tout beau, ça c’est du golf !
J’en veux encore !

Du golf qui pique, du golf qui gifle, du golf qui frustre… Du Golf, du vrai, du brut !
Sur le seul parcours de France dessiné par Bernhard Langer…s’il vous plait…
Bethemont est un par 72 d’un peu plus de 6000m avec 5 par3 et 5 par5, un parcours de précision et de stratégie installé au milieu d’un parc arboré.
Premier jour, en compagnie de Jérôme et Alain même index que moi à peu près, tous deux membres de Bethemont, bons copains, ambiance assurée.
Deuxième jour, départ plus matinal (mais pas le premier non plus) avec Jean-Claude, légende du club, index 7 cool dans ses baskets et Nicklas, un jeune de la Boulie classé 6 qui a raté son aller la veille.
Un bon gros vent bien sauvage toute l’après midi du premier jour, le genre à décoiffer un chauve, départ 13h18 du célèbre trou n°1 gentiment surnommé le « briseur d’espoir ».
C’est un dog-leg gauche de 350m, forêt à gauche, hors limite à droite et, détail amusant, il manque les 190 premiers mètres du fairway…
On a beau se dire que l’on va garder le même état d’esprit qu’à la Reco… Et bah non…
Un  « quick-hook » dans la forêt, la provisoire définitive (dite « Prodef » ça ira plus vite) sur le fairway, ça se finit en triple bogey. Une balle perdue c’est +2, ça coûte vite cher…
J’ai un souvenir mémorable de ma seule compétition en Strokeplay à Guerville en juin 2011 avec un sublime 15 sur un par5. Pour mon premier GP, je me suis juré que je ferais tout pour éviter ce type de score fleuve avec l’utilisation d’un neurone supplémentaire si besoin, ne soyons pas pingre cérébral.
Pour le second tour, le départ a été avancé au jaune sur le 1, visiblement il y a maintenant plus de balles en forêt que de champignons.
Je jouerais un bois3 qui est quand même parti à gauche mais balle retrouvée, remise en jeu pour un bogey. C’est toujours deux coups de moins au compteur.
Le trou 2 est un gentil par3 de 170m, green en double plateau type péruvien…
Une balle perdue à gauche dans la forêt le premier jour et bogey sur la Prodef avec 3 putts, nouveau triple. Au second tour je suis dans le rough à droite histoire de m’éloigner de ces châtaigniers maudits, flop-shot au LW et un beau putt pour le par. En deux trous, 5 coups de moins !
Le trou 3 est le Hcp1 parce qu’il est long mais pas spécialement compliqué sauf que vent de face… Green en régulation +1 et deux putts à chaque fois, bogey les deux tours.
Le trou 4 est plus rigolo, dog leg gauche de 350m avec de l’eau devant le green et le fameux double plateau des Andes. À la Reco, j’ai planté le driver dans le bunker de fairway, le bois 3 semblait donc indiqué sauf que le vent s’est levé entre temps, ce sera donc driver. Second coup à l’hybride le premier jour qui finit dans l’eau, le PW d’après dans l’eau aussi, triple bogey final. Le dimanche, mauvais kick, recovery, beau fer6 et 3 putts quand même, ce sera juste un double.
Second par3 au n°5, 150m dont 135m d’eau, une berlinoise devant, un bunker derrière. Dans le bunker le premier jour pour un bogey, swing raté le second jour pour l’eau et double bogey final. C’est ballot parce qu’à la Reco le coup de fer6 s’était bien posé sur le green !
Premier par5 au 6, 500m vent avec cette fois. Beau drive à chaque tour, le premier jour sur le fairway le second un peu à droite. 20m devant la plaque des 200m, je sens bien le bois5 alors j’attaque, beau vol de balle, je finis sur le fringe en haut du green, mauvais putt d’approche, je finis dans le par, le second jour ce sera fer8 et PW avec deux putts pour le par aussi.
Nouveau par3 au 7, 155m, direction du vent, incertaine et fluctuente. Fer6 le premier jour un peu à droite, un flop shot au LW et deux putts pour le bogey. Drapeau plus court le dimanche, fer7 dans le bunker, belle sortie qui rebondit devant le drapeau, touche le mât mais ne tombe pas, un putt de 20cm pour un par reposant.
Deux par 5 de suite pour finir l’aller.
Le trou 8 fait 465m, gros vent de face, de l’eau devant le green et le double plateau classique spécial haute montagne. Le samedi je décide de jouer sécurité mais ça tombe dans l’eau pour finir en double bogey, le lendemain, mauvais drive pour finir en bogey à cause du recovery.
Pierre a fini son parcours du samedi avec un score superbe, il va me tenir compagnie un petit peu, j’avoue qu’un caddy dans une telle compétition, même sur deux trous c’est vraiment un plus…
Le 9 est un double dog leg de 440m quasiment imprenable en deux coups sauf à l’avoir tenté 20 fois et je n’en suis qu’à ma cinquième visite. Bois3, fer et wedge, deux putts pour le samedi mais bois3 raté le dimanche et bogey avec le recovery. 
Bilan de l’aller, +14 le samedi et +8 le dimanche. Moins de stress, plus de sagesse, ça paye ! Pour un index de 10, faire déjà son handicap à l’aller ce n’est pas glorieux dans l’absolu mais c’est mon premier Grand Prix, c’est du Strokeplay et il y a un vent à faire voler un cerf…
Je suis là pour apprendre comment on joue « vraiment » au golf, comment il faut appréhender une stratégie faite d’attaque et de prudence, quel état d’esprit il est nécessaire d’avoir. De plus pour arriver dans ce genre de compétition et faire connaissance avec le « vrai golf » c’est un index inférieur à 8.4 ou une invitation, sinon c’est stabbleford.
Allez, il est temps d’attaquer le retour. L’objectif est celui du premier « Paris Dakar », atteindre Dakar serait déjà une bonne chose…
La suite demain !
Si vous avez des avis, des conseils ou des remarques, n’hésitez pas parce que si tout va bien, je recommence l’expérience le 6/7 octobre à Guerville !
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