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LA CHARRUE (juste) AVANT LES BŒUFS…

À force de regarder des vidéos en douce la nuit quand tout le monde dort car l’on ne veut pas que quelqu’un dans la maison se rende compte de nos obsessions honteuses et secrètes qui consistent à mâter au ralenti le swing des pros, une virgule ne fera pas de mal dans cette phrase, prenez le temps de souffler on va continuer, à force disais je de mâter discrètement mais compulsivement les ralentis, on finit par se rendre compte de détails jusque là passés inaperçus et pourtant ô combien primordiaux.

Faites une pause, elle était longue celle là !

Prenons cette vidéo ci par exemple :
Ou celle-ci :
Ne soyez pas sectaire et montrons un gaucher :
Quand vous visionnez une petite centaine de fois chacune de ces vidéos, vous vous rendez compte de deux choses :
  -Il fait nuit et tout le monde dort dans la maison.
  -Vous avez bien compris que ces joueurs savent faire un Backswing (BS) et un Downswing (DS) en transférant bien le poids du corps.
Mais on peut y voir autre chose.
Il n’y a pas une séparation marquée, distincte entre le BS et le DS.
Je dirais même plus, pour certains de ces joueurs, le déclenchement du DS commence alors que le club n’a pas encore terminé sa course d’élan du BS.
Certains d’entre vous me diront que oui c’est logique. Le corps entier est dans une dynamique, il ne va pas stopper dans un sens puis repartir dans l’autre. Tout cela s’enchaine avec grâce et fluidité.
Certains d’entre vous me diront, bon sang mais c’est bien sur !
Je fais partie de la deuxième catégorie…
Et je travaille à faire partie de la première depuis peu…
Au golf, les choses ne sont jamais nettement définies, séparables de façon nette.
Oui il y a un BS et après un DS.
Mais la frontière entre les deux, la transition me fait désormais penser à ces DJ de boites de nuit qui savaient faire fusionner la fin d’un morceau avec le début du suivant.
Un jour j’ai voulu animer une boum chez moi, je peux vous assurer que l’on entendait bien la fin du morceau sans être dérangé par le début de l’autre !
En même temps, avec une seule platine.
Et un seul disque…
C’est peut être pour cela qu’il m’a fallu autant de temps pour comprendre la fluidité de la transition dans un swing de golf…
Mais ayant déjà participé à des boums ratées sans en avoir été le DJ, je suis sur que ma découverte va en aider quelques unes et quelques uns !
Bon practice !
Moi j’y retourne !
Ah bah non il fait déjà nuit…
Bon un somnifère alors…

Et vous sinon, avez vous déjà trouvé des “trucs” qui ont réveillé votre technique ?

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4 Comments

  1. Davide, rien ne vaut les vraies sensations lors d'un vrai swing c'est certains 😉

    Mais on le sait, de temps en temps, au détour d'un livre ou d'une vidéo, on remarque un truc, on comprend quelque chose et il faut vite aller le mettre en pratique pour voir si cela fait partie de cette longue route à prendre 🙂

  2. perso, j'adore le swing de Rory – me rappele celui de Tiger de l'age d'or (à vous de la choisir, entre butch harmon, hank haney & sean foley.. lol) et surtout, c'est qui est impressionante c'est la vitesse qu'il arrive à generer avec un gabarit somme toute assez reduit – ça laisse de l'espoir…

    sinon, je dois avouer que la video j'ai un peu passé le cap, je garde quelques bouqins, mais je travaille surtout avec mon pro et mes propres sensations – en ce moment, la recherche d'un bon ryhtme m'as fait "découvrir" l'importance d'un bon enchainement des mouvements, notamment lors de la reprise d'appui… bref, techniquement la route est longue, très longue, et le plaisir c'est dans le voyage! 😉

  3. Rien ne vaut l'entrainement en conditions réelles c'est certain!
    Et ce n'est pas assis devant un écran que l'on apprend à jouer au golf, néanmoins, il me semble utile parfois de regarder de près, en détail, ce que font nos champions et de pouvoir récupérer ce qui, à notre niveau, peut nous faire progresser 😉

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