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À CHEVAL À TROIS…

Le chiffre 3 risque d’être assez présent dans cet article…

Troisième cours avec Franck vendredi matin.
En effet, quand on augmente son index de 0.7 en 7 compétitions, il est bienvenu d’en rechercher les causes.
Et 7 c’est quasiment le double de 3, troublant n’est ce pas…

L’avantage avec le golf c’est qu’il n’y en a que deux. C’est dans le swing ou c’est dans la tête.
 (Deux est juste avant trois. Coïncidence ? Je ne crois pas…)
Les plus observateurs noteront au passage qu’une partie du swing est cachée dans la tête…
Comme Franck s’occupe de la partie swing, je suis donc retourné le voir pour me rassurer sur le point suivant : Ai-je bien intégré ses conseils.
Si la réponse est oui, c’est que la vérité est ailleurs.
Logique implacable.
Et la réponse est oui.
Ou presque.
Comme à chaque cours, nous commençons par un café un débriefing au cours duquel j’explique où j’en suis, quels sont les problèmes identifiés et ce qui pourrait m’empêcher de jouer la prochaine Ryder Cup.
Franck possède trois (le fameux chiffre clef) qualités importantes qui font de lui un bon professeur.
Il sait écouter, il sait se mettre au niveau de son élève, il propose des solutions que l’élève peut facilement comprendre à son niveau.
Durant mon monologue d’autoflagellation, il a eu une idée qui met fin avec une brutalité enjouée (méfiance) à l’entretien, direction le practice pendant que l’idée est là, vive et motivante.
Premier point rassurant, les conseils ont été bien enregistrés.
Autre point, mon backswing n’est pas aussi « flat » que je ne le pensais.
Hormis le fameux point du bras avant qui reste encore trop collé au corps après l’impact.
On reprend l’exercice du:
 « Envoie une balle à droite en étant aligné à gauche et pour que cela soit plus drôle, on va poser la balle face à ton pied gauche et te donner un fer 8 »
Oui, Franck possède aussi trois (encore lui…) défauts, il est sadique, perfide et manipulateur, nous allons parler de ce dernier défaut très vite.
Moi qui pensais être en train d’apprendre à décoller le bras gauche, ne voilà-t-il pas que Franck me montre à la fin de l’exercice qu’en fait on vient de travailler le « release », le fait de faire passer la main arrière par-dessus la main avant dans les phases de la traversée et du finish.
Et figurez-vous que cela corrige par voie de conséquence ce collage inopiné autant qu’inesthétique du bras avant.
Quand je vous disais qu’il manipule sans vergogne le pauvre élève qui lui vouait une confiance aveugle et une admiration sans fond.
Quelle tristesse…
Suite à un effort surhumain, je passe sur la vexation et nous passons à l’étape suivante dite du :
« Faisons le ménage dans ton cerveau, il y a bien trop de trucs inutiles dedans au moment de jouer »
 La solution, trouver le moyen de jouer son coup en pleine confiance sans idée parasite.
Le doute technique qui occupait déjà beaucoup de place est évacué mais on ne sait jamais, deux précautions valent mieux qu’une, en avant pour un nouvel abus de confiance.
Je vais jouer 10 balles et donner à chaque fois d’une part, une note au coup joué et d’autre part, une évaluation du coup en trois (vous voyez que c’est quand même inquiétant ce triptyque omniprésent) points : 
Vitesse, intensité et rythme.
La note globale de 1 à 10.
L’évaluation de 1 à 6, 3 (Aaaaaaaargh !) étant la note correspondant le mieux dans le critère.
Exemple, je note ma vitesse à 5, c’est qu’elle trop rapide par rapport à ma vitesse « naturelle ».
Le meilleur swing est donc évalué 3-3-3 (Là c’est évident, y’a complot trilogique !)
C’est ainsi que pendant la seconde moitié (impossible d’avoir trois moitiés je peux souffler) du cours, nous avons fabriqué une routine en trois (j’en peux plus…) étapes dont l’objectif est de retirer le doute et le surplus d’informations inutiles du cerveau pour ne conserver que le feu vert.
Et ça marche !
Très bien même !
Me voilà donc avec un fitting du cerveau tout propre et un esprit clair pour jouer !
Comme dirait l’autre, yapluka !
Je me demande si la capacité de manipuler alliée à la pédagogie n’est pas une qualité finalement…
En tout cas, dans les prochains jours il y a l’Albatros au programme et un l’Open d’Espagne du Balbin Golf Club, autant dire que je vais avoir l’occasion de bien travailler tout ça !
Il y a 774 mots dans cet article, un multiple de trois, je commence à paniquer sévère…
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