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50 NUANCES DE GREEN…

Non, je ne me suis pas inscrit au concours du jeu de mot le plus bancal au sujet du golf.

Néanmoins, vous le constaterez comme moi, les greens ne se ressemblent pas d’un golf à l’autre, ils n’ont pas tous la même « vitesse ».
 

Si des non golfeurs me lisent, qu’ils n’aillent pas imaginer qu’une étendue herbeuse se barre en courant dès qu’on s’en approche (quoi que des fois on se demande). Ce que l’on appelle la vitesse du green, c’est sa capacité à faire rouler la balle plus ou moins loin avec un coup de même intensité.
Cette vitesse s’exprime en mètres à l’aide d’un outil étalon. Non, on ne laisse pas un cheval faire un putt pour savoir la distance qu’il fait. Les chevaux n’ont pas le droit de jouer au golf de toute façon, allez voir à l’hippodrome de Saint Cloud, ils tournent autour du practice mais n’ont pas le droit d’y entrer…
Donc l’outil est celui-là : un Stimpmeter.
Vous le levez à une hauteur de 20° et laissez la balle rouler depuis le haut puis vous mesurez la distance parcourue.
Plus cette distance est grande plus vous ferez trois putts…
Sur les golfs où nous jouons habituellement cette distance est de 2.5m environ, sur les golfs que l’on voit à la télé ou en streaming pour les plus rebelles, cette distance va de 3m à 3.20m.
Et sur l’Albatros, que l’on peut voir à la télé et jouer aussi, on est souvent autour de 3m en temps normal.
Mais ça c’est de la faute d’Alejandro Reyes et de ses équipes qui font rien qu’à nous empêcher de faire des birdies…
Tout ceci pour dire qu’avec 50cm d’écart entre deux putts de même force il y a un certain travail de dosage à faire !
Personnellement j’ai opté pour deux stratégies.
La première consiste à faire le Stimpmeter humain. Une fois mon stance pris, je fais 5 putts avec le même rythme et le même backswing et amenant le putter au niveau du pied arrière et je mesure en pas la distance des trois balles une fois retirées la plus longue et la plus courte.
La seconde est empirique, non qu’elle soit issue des aventures de Napoléon mais de l’expérience. J’ai deux putters, de forme et de poids différents. Le plus lourd générant une distance plus longue que l’autre pour un même putt.
Quand j’ai déjà joué un parcours et que je sais si les greens sont rapides ou non, ou que je pars au golf très très fatigué je prendrais l’un ou l’autre…
Et vous, vous faites comment ?
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8 Comments

  1. Salut Jérôme,

    Je fais comme toi, un putter très classique type lame pour les greens roulants (genre Moliets par chez moi ou Arcachon) et un putter genre maillet pour les greens lents ou abîmés. Ca marche très bine pour moi et m'évite (mais la c'est la tête qui parle) de mélanger les sensations!

    @ +, Vanvans40

  2. Plus un green roule, plus je suis heureux!
    Cela doit venir de 15 années de pratique du billard…
    un green dur n'empêche pas la balle de stopper, c'est le bon contact du club sur la balle qui produira cet arrêt.
    Quand à la couleur, je préfère un green vivant à un green sous colorant comme ça arrive sur certains endroits.
    Alejandro fait un travail merveilleux avec ses équipes sur le Golf National et bien entendu en particulier sur l'Albatros.
    Je me souviendrai toujours de sa réaction au lendemain du premier tour de l'ODF 2014 quand en colère il me dit "On ne fait pas -7 chez moi! ", effectivement le lendemain, tout avait changé 🙂

  3. Un "bon green" est un green qui vous répond "toc" lorsque l'on laisse tomber la tête de putter sur sa surface, lorsqu'il roule au moins à 3m20 et lorsqu'il est quelquefois difficile d'ytrouver une marque d'impact de balle. En tout cas c'est ainsi que je les aime mais hélas, 97% au moins des joueurs de golf trouvent peu admissible de jouer sur des greens qui "ne pitchent pas" et qui ne sont pas aussi verts qu'ils imaginent qu'ils devraient être…
    Heureusement Alejandro et moi partageons la même opinion sur ce sujet et il a montré en outre qu'il savait très bien la mettre en pratique…
    Et ce n'est pas fini ….!

  4. Moi je ne suis totalement pas sérieux.
    Je joue mes putts à l'instinct (même si le fait d'avoir pris des cours doit influencer ma "routine" de putting).

    Pour le dosage, j'avoue que la lecture de ton ecrit, me donne envie d'essayer ou tout du moins de m'en inspirer.

  5. Je fais confiance à mes sensations.
    Si je prends 3 putts sur le premier green, je sais de suite comment réagir (bon à moins d'être à 50 m du trou au premier putt …..)

Ne jamais hésiter à commenter :)