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DE GRANVILLE À COURSON…

Granville, Granville, Bréhal, Orange-Noir et Vert-Lilas, c’était le programme de vendredi à lundi histoire d’avoir de quoi s’occuper avant de regarder le Master d’Augusta…

81 trous en 4 jours quand même.

Granville, depuis 3 ans, est le lieu du Trophée annuel du forum Golftechnic. Le seul vrai links en France. 
Pour celles et ceux qui l’ignorent encore, un links est parcours à priori sans aucun intérêt, sans arbre, sans décorum, sans obstacle d’eau en plein milieu des fairways. Un links c’est un départ, un fairway, un green et du rough autour.
Granville départ 18
18 fois de suite…
Ça ne donne pas très envie dit comme ça.
Mais allez y quand même, vous verrez ce que le vent est capable de faire à votre carte de score…
Vous verrez le golf à l’état brut et vous n’en sortirez pas net…
Donc même pas peur, reconnaissance du parcours vendredi non sans au préalable reconnaître le restaurant du Clubhouse dirigé de main de maître par Alain.
Pour celles et ceux qui l’ignorent encore, un restaurant de clubhouse est à priori sans aucun intérêt, sans musique douce, avec une oie jaune au regard incertain et du rough tout autour.
Deux fois de suite, midi et soir, voir plus tard quand il y a Augusta à la télé.
Mais allez y quand même, vous verrez ce qu’un vrai tartare de bœuf au couteau peut faire à votre stance.
Je m’attendais à devenir avaleur de sabre en lisant le menu mais en fait non, le bœuf est préparé découpé au couteau et non servi avec des couteaux, ce qui au final s’avère bien plus digeste.
Vendredi, deuxième jour d’Augusta, Jordan Spieth a déjà gagné puisqu’il avait écrit au Père Noël il y a plusieurs années. Nous entamons la reconnaissance sous un soleil chaleureux et un vent moyen pour la région. Un vent à deux clubs comme on dit, parfois trois mais on ne le sait qu’une fois la balle partie…
Pas de compte sur la carte, test de club à jouer en fonction du vent, test des greens. Nous sommes en mode promenade pédagogique avec Seb, Benjamin l’organisateur et le directeur sportif du club. Ce dernier est un joueur assez vexant qui joue son bois 3 quand on joue le driver et au coup suivant, c’est quand même à nous de jouer avant lui. Une fois que l’on a accepté cet état de fait, tout se passe bien et nous suivons ses conseils sur les lignes de jeu et la stratégie.
Oui, pas d’arbres, pas d’eau mais il faut quand même une stratégie, ici sans doute plus qu’ailleurs.
Alors nous faisons attention, faut-il couper le dog leg parce que le vent pousse, quel est le gain, quel est le risque. Sur quel côté du green arriver, quelle partie du fairway me permet le meilleur lie, ai-je besoin du driver pour y arriver.
Autant de questions qu’il faut se poser quand bien même notre niveau de jeu ne nous offre pas toujours la capacité à réaliser cette stratégie.
Ce n’est pas parce que l’on ne peut courir le 100m en moins de 10s qu’il faut le faire pieds nus…
Samedi matin, 9h10, départ de la compétition. Le vent est plus fort, il va pleuvoir et cela va bien entendu tout changer par rapport à la reconnaissance.
Sinon ce n’est pas drôle…
Jeudi, j’avais compilé les prévisions météo de trois sites, génial, ils se sont tous trompés, je vais finir trempé.
Un double bogey d’entrée et 8 bogeys sur le reste du parcours, aucun birdie malgré 4 putts de moins de 3m. Un 82 qui me va très bien vu les conditions. Le potentiel de cette année est très prometteur car en toute objectivité j’avais bien 5 coups à gagner à cause de fautes techniques. Ce que j’appelle une faute technique est une bonne décision mais une mauvaise exécution, routine mal mise en place par exemple.
La remise des prix n’est qu’à 20h, il est 15h, direction le parcours de Bréhal, un 9 trous très technique et bien entendu sous le soleil, il n’y aura de pluie que durant la compétition !
Mais le vent sera bien présent, un vent à jouer le driver sur un par3… +6 grâce à un triple suivi d’un double sur la fin, deux belles erreurs techniques encore, mauvais choix de club, jouer le coup incertain, rien de tel pour détruire une carte de score !
La remise des prix, un dîner copieux et direction le clubhouse pour le traditionnel concours de putting indoor, cette année avec des putters d’avant Facebook, d’avant les francs pour ne pas dire de jadis voir même d’antan.
Ravi d’avoir gagné cette superbe pièce de collection !
Dimanche repos, nous laissons Benjamin « Leni » et les Tech’s continuer à jouer Granville sous le soleil dominical et rentrons sagement avec Sébastien car lundi c’est le Matchplay Championship de Courson organisé par le Balbin Golf Club. 36 trous de match play en 4 matchs sur 9 trous avec changement de formule de jeu à chaque parcours, 4BMB et Greensome le matin puis Scramble et Foursome l’après-midi.
Cette année 32 équipes et non plus 16, deux finales et une super finale qui ne se jouera que sur un trou et en Foursome juste avant que la nuit tombe.
Tout cela en brut évidemment.
La veille nous avons été sages, une petite fondue savoyarde suivie du final d’Augusta, on arrive au départ du premier match qui commence à 8h avec 3h de sommeil, tout va bien !
Courson de bon matin
Le 4BMB se jouera sur le parcours Orange, nous gagnons 3&1 en alternant le bon et le moins bon. Je me focalise sur ma routine en cherchant à jouer au golf plutôt qu’à jouer au swing, traduisez par, il est trop tôt pour penser technique et de toute façon, une fois sur le parcours il est trop tard pour le faire.
Nous voilà au départ du Noir pour le quart de finale en Greensome et nous voyons arriver la célèbre équipe qui, quand elle ne gagne pas, finit en finale de toute façon. On hésite entre la philosophie de Coubertin et celle des Bronzés, pour être plus clair on se prépare à dire que l’essentiel et de participer mais en même temps, sur un malentendu, on ne sait jamais.
Nous prenons un court avantage assez vite et nous nous faisons rattraper tout aussi vite, la partie est serrée mais il nous manque le petit plus pour prendre le dessus. Résultat, nous sommes 2 down avec 3 trous à jouer. Après un drive bien placé de Sébastien, il ne reste que 105m au drapeau, je joue mon PW en grippant court et très calmement. Arrive ce qui arrive toujours dans ces cas-là, on pense faire 100m et au final on en fait 115. Sauf que sur le 7 noir à 115m c’est un lac et non plus un green. Nous voici donc très proches de Coubertin mais le destin en décide autrement, nos adversaires perdent aussi un coup, j’ai 2m pour finir et eux 1,5m, le green porte les traces d’un carottage qui s’achève, ma balle rentre et pas la leur, nous gagnons un répit.
Courson panoramique matinal
Le destin des Bronzés continue, leur balle est injouable après le départ du 8 et Sébastien plantera le second coup à moins de 3m du drapeau, égalité au départ du 9, un par5 avec de l’eau partout. Fébriles mais décidés, nous finissons encore à égalité, concours d’approche pour déterminer le gagnant. Nos deux adversaires démarrent et finissent après le trou, Sébastien qui a travaillé le petit jeu à Granville après chaque parcours sous le regard médusé de Leni nous offre le point final pour une victoire inattendue et épique !
Déjeuner au soleil, il fait chaud, peu de vent, le souvenir de Granville est loin, la fin de la journée aussi mais la faim est là. Practice en digestif et en avant pour une demi finale sur le vert et en scramble contre une paire célèbre elle aussi, Damien et Miguel, ça va encore être serré !
All Square au départ du 8, le par3 du concours d’approche à plus de 160m, vent léger. Nos deux balles partent bien, pas les leurs, on gagne le point et le concours. Il suffit de ne pas perdre le 9 et tout ira bien. Nous réussissons à égaliser sur le trou sans avoir une seule fois touché le fairway sur ce par5, le dieu des Bronzés est parmi nous !
Courson et ses fairways lunaires
Direction la finale en Foursome sur le parcours Lilas. Sébastien préfère que je démarre les par3, il ouvrira donc sur le 1. Nos adversaires sont un duo habitué à jouer ensemble, un index 5 et un 12 qui ont le bon goût du « jouer beau », tenues assorties et humour complémentaire.
L’ambiance sera bonne, en ce qui nous concerne, nous ne sommes pas loin de nos limites. La fatigue attaque sévèrement la qualité d’impact sur la balle, il a fait très chaud toute la journée, impossible de savoir si la casquette a dessiné une belle délimitation de bronzage, une chose est sûre, après la manche du polo, une belle couleur écrevisse de printemps s’est installée !
Courson, trop tôt !
Le Foursome est la formule qui consolide une amitié ou la fait disparaître à jamais. Nos adversaires ont, avec le joueur index 12, un point « faible », à nous d’en profiter. La partie restera serrée jusqu’au bout et le niveau sera relevé, je crois qu’on jouera les 9 trous en +4 maximum.
Et tout se jouera au 9 encore une fois. Nous sommes menés d’un point, il nous faut gagner ce trou. Nous avons tous au final un putt pour birdie, moi à une bonne dizaine de mètres, la fatigue a fait son office et Mister 5 d’index à 4  bons mètres. Je frôle, il rentre, fin des Bronzés mais nous sommes très heureux d’avoir atteint cette phase finale. Une partie de bon niveau avec de très beaux coups et une ambiance excellente, pour un peu on y retournerait presque !
Oui mais non.
4 parcours et demi en 4 jours, la saison est clairement lancée !
Courson Forever !
Sur ce, un peu de repos, un cours avec Franck et en avant les compétitions 2015 !
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6 Comments

  1. Moi je pense que c est le petit blanc qui accompagnait la fondue qui vous a mis dedans. Avec l after pendant le Master. Pas le peu d heures de sommeil. Ça vous avez l habitude. . ?

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