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LE GOLF EST UN JEU DE PAUME…

Un professeur de golf est comme un sculpteur.

À un détail près, ce qu’il sculpte est en mouvement.

Ce qui, vous en conviendrez, rend délicat l’utilisation du marteau et du burin…

Je viens de terminer mon cinquième cours avec Franck et même si je ne ressemble ni au Penseur de Rodin ni au David de Michel Ange, mon swing a considérablement évolué.

Le-David-Florence

Surtout, je comprends mieux pourquoi aucun de ces deux grands artistes ne s’est jamais risqué à sculpter un golfeur en action !

Le premier cours, les basiques, Grip, Alignement, Posture.

Tant que ces trois bases ne sont pas acquises, impossible d’avancer dans la bonne voie.

L’ensemble des quatre autres cours pourrait se résumer à :

Obtenir un swing facile à répéter qui utilise l’ensemble du corps pour générer le maximum de puissance et de régularité avec le minimum d’effort.

La difficulté pour le professeur étant de trouver ce qui est facile à répéter pour l’élève et comment lui permettre d’utiliser au mieux l’ensemble des chaines musculaires y compris le muscle principal qui a des crampes une fois sur deux, j’ai nommé : Le Cerveau.

Et pour ce muscle-là, il faut savoir passer de Maître Sculpteur à Maître Jedi…

Revenons au titre, ça fait quand même 17 lignes que j’écris sans avoir expliqué le pourquoi du jeu de paume, ce serait idiot de vous perdre si vite…

C’est en rapport avec le dernier cours, celui où la lumière est venue.

Même si chaque cours éclairait la voie un peu plus, celui-là m’a fait comprendre l’ensemble du mouvement à mon niveau.

J’ai dit comprendre, reste à reproduire.

Car pour reproduire physiquement il faut avant tout comprendre son swing, comment il débute, comment les choses s’enchaînent pour libérer le coup. Oui il faut bien enchaîner pour mieux libérer, je sais, on croirait du Devos mais c’est comme ça.

yoda-slide

Et pour comprendre son swing, il faut avoir à côté de soi quelqu’un qui sache le lire et l’expliquer.

Parce qu’il se passe beaucoup de choses dans la seconde que dure le mouvement, et à plusieurs niveaux en plus. Mieux vaut avoir un bon spécialiste.

Ayant été longtemps un swingueur de bras avec un bas de corps très raide, quand j’ai enfin compris que le bas pouvait transmettre de la puissance pour le haut, j’ai fait comme tout le monde :

J’ai exagéré les choses…

Un bas de corps raide de naissance qui essaye de faire la danse du ventre pendant que les bras font tout pour finir premiers à la course du « c’est moi qui arrive avant tout le monde sur la balle » donnait des résultats que je qualifierais de « légèrement » aléatoires.

Je digresse… Mais c’est important pour en venir au sujet.

La paume donc !

Quand on regarde le swing d’un pro, on sait qu’il envoie son poids vers l’arrière, puis vers l’avant et pourtant il ne recule pas et n’avance pas.

Quand on m’a parlé du transfert, j’ai fait du sway, comme presque tout le monde au début parce que je veux envoyer mon poids vers l’arrière et que je veux le transférer vers l’avant.

Avant un bas du corps plus proche du tronc d’arbre que de la feuille niveau souplesse.

Deux étapes pour y arriver, premièrement, la paume (pas trop tôt !)

Vers le sol, vers le ciel, vers le sol.

La paume de la main arrière ou haute (la droite pour les droitiers) va s’orienter vers le sol au début du backswing, voir la figure 1 du schéma. À la fin du backswing, cette même paume sera orientée vers le ciel, même s’il est couvert puis, puisqu’il faut bien revenir vers sa position initiale, vers le sol juste avant l’impact.

exemple-de-paume

Ça c’est pour les bras. Oui les bras car comme les deux mains sont agrippées au club, les deux bras suivent le mouvement, croyez-moi sur parole.

Que fait le bas du corps pendant ce temps mis à part être en contact avec le sol pour des raisons basiques de gravité, 0.9m/s pour les amateurs de chiffres, oui ce n’est pas rien comme vitesse déjà.

On laisse passer les bras en effaçant le côté arrière vers l’arrière et ensuite on efface le côté avant vers… l’arrière aussi pour laisser passer les bras.

Et oui cela donne un transfert de poids et non un pivot inversé.

Et ça marche même au petit jeu !

À condition de le faire correctement.

Et Franck a bien insisté sur ce mot, clef du jour, FAIRE.

Il faut faire, pas essayer de faire, pas penser à faire, pas se demander comment faire, il faut faire un point c’est tout.

Et là on se rapproche de Yoda.

La preuve, Mike est en passe de devenir un Jedi !

Sur ce je crois que je vais rempiler pour quelques cours de plus et on va voir où ça nous mène…

Car voyez-vous, j’ai appris un truc important à propos d’un professeur :

“Un professeur ne peut pas avoir un plan, parce que le plan, c’est vous”

Allez, on va aller mettre quelques coups de burin sur les fairways maintenant !

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